Le succès du pâté Hénaff ne se dément pas

CONSOMMATION L'entreprise de Pouldreuzic (Finistère) a vu son chiffre d'affaires augmenter de 5,2% en 2011 sur fond de crise...

Mathieu Bruckmüller

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Une boîte de pâté Hénaff
Une boîte de pâté Hénaff — D.R.

Plus d’un siècle après sa création, Hénaff fait plus que jamais recette. De quoi donner le sourire à Loïk Hénaff, le patron de l’entreprise familiale, lancée en 1907, qui dévoilait les résultats ce mercredi à l’occasion d’un point de presse à Paris.

Dans un marché économique des plus moroses sur fond de crise et de pression sur le pouvoir d’achat, la marque du célèbre pâté a affiché une croissance de son chiffre d’affaires de 5,2% en 2011 à 42,8 millions d’euros. Son produit phare qui assure 44% des revenus a vu ses ventes globales augmenter de 0,5% pour atteindre les 35 millions de boîtes. C’est bel et bien le pâté le plus vendu en France.

Les saucisses ont aussi la cote

Pour assurer son développement, l’entreprise bretonne a pu compter aussi sur les bons chiffres de ses autres pâtés de campagne et rillettes, notamment en verrines, dont les ventes ont augmenté de 2,6% l’an dernier, mais surtout sur les saucisses Hénaff qui ont remporté un franc succès (+11% en volume). Distribuées essentiellement dans le grand Ouest, elles ont réussi le tour de force sur un marché très concurrentiel d’afficher une part de marché de 8% malgré un prix de vente 50% plus que la moyenne des autres produits similaires.

«Le consommateur reconnaît la qualité et la supériorité du goût des saucisses Hénaff. Il accepte de payer un prix plus élevé quand la qualité est au rendez-vous», souligne Jildaz Colin, chef de marque chez Hénaff.

Forte hausse des exportations

Mais le succès d’Hénaff ne se limite pas à la Bretagne et au reste de l’Hexagone. Loïk Hénaff s’est félicité de voir que les exportations ont bondi de 12% en 2011 après une progression de 11% en 2010. Dans les 50 pays où la marque est présente, la zone Amérique latine a vu les ventes exploser de 40% et de 28% en Asie.

Désormais, 5% de l’activité du groupe sont réalisés à l’étranger et l’arrière-petit-fils du fondateur espère bien dans les années à venir porter la barre à 15%. Pour y arriver, il devra se jouer d’un contexte réglementaire souvent difficile notamment au Brésil où les barrières à l’importation sont nombreuses. Loïk Hénaff qui jusqu’ici regardait au-delà des frontières de l’Union européenne a décidé de se frotter à l’Allemagne et ses 80 millions d’habitants. Un gros marché où la charcuterie est très prisée.

Des produits plus adaptés au monofoyer

Dans tous les cas, l’entreprise ne compte pas ses reposer sur ses lauriers. Pour 2012, elle innove avec des verrines (terrine de lapin, terrine de canard, terrine de campagne traditionnelle, rillettes à l’ancienne) non plus seulement de 180 grammes, mais aussi de 90 grammes. Des formats plus accessibles pour les personnes vivant seules, comme les seniors et les célibataires. «C’est une alternative pour les monofoyers», souligne Jildaz Colin.

Sur l’ensemble de l’exercice en cours, Loïk Hénaff vise une amélioration du chiffre d’affaires de 4%.