Cinq fonds de pension grecs contre l'effacement volontaire de la dette

avec AFP

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Cinq petits fonds de pension grecs sont opposés à l'opération d'effacement volontaire de plus de la moitié de la dette de la Grèce détenue par les créanciers privés, nécessaire pour éviter au pays un défaut de paiement désordonné, rapporte mercredi la presse locale.
Cinq petits fonds de pension grecs sont opposés à l'opération d'effacement volontaire de plus de la moitié de la dette de la Grèce détenue par les créanciers privés, nécessaire pour éviter au pays un défaut de paiement désordonné, rapporte mercredi la presse locale. — Louisa Gouliamaki afp.com

Cinq petits fonds de pension grecs sont opposés à l'opération d'effacement volontaire de plus de la moitié de la dette de la Grèce détenue par les créanciers privés, nécessaire pour éviter au pays un défaut de paiement désordonné, rapporte mercredi la presse locale. Ces cinq fonds, qui représentent les journalistes, la police et les auto-entrepreneurs, détiennent environ 2 milliards d'euros d'obligations grecques, soit quelque 1% des titres du pays dans les mains des créanciers privés du pays, selon la presse.

En revanche, une demi-douzaine d'autres petits fonds de pension détenant environ 2,7 milliards d'euros d'obligations grecs ont déjà indiqué qu'ils participeront à l'opération. Deux autres petits fonds de pension possédant 1,7 milliard de papier grec doivent encore se prononcer ce mercredi.

Les poids lourds de la finance européenne ont pour leur part annoncé dès lundi soir leur accord: les trois banques allemandes Allianz, Commerzbank, Deutsche Bank, les groupes français Axa, BNP Paribas, CNP Assurances, la néerlandaise ING Bank, l'Italienne Intesa San Paolo, les trois banques grecques Alpha Bank, Eurobank EFG et Banque Nationale de Grèce (BNG), ainsi que le fonds américain Greylock Capital Management.

La Grèce avait pourtant mis la pression dès mardi

Face aux craintes des investisseurs, la Grèce a essayé de mettre la pression mardi sur ses créanciers privés en prévenant qu'elle n'était pas prête à rembourser les banques et fonds qui refuseraient de participer à l'opération. Les banques, les fonds spéculatifs et de pension et autres compagnies d'assurance détenant des obligations souveraines grecques ont jusqu'à jeudi 21h00 pour dire si oui ou non elles participent à l'opération d'échange d'obligations, une sorte de faillite contrôlée, inédite par son ampleur dans l'histoire financière.

Ce renoncement est une condition essentielle du second plan de sauvetage international destiné à éviter la banqueroute à Athènes courant mars, date à laquelle le pays doit rembourser 14,4 milliards d'euros. Mais l'opération, qui vise à sortir la Grèce du surendettement en effaçant quelque 107 milliards d'euros de dette sur les plus de 350 milliards de dette actuelle, doit être volontaire pour réussir. Le gouvernement grec vise entre 75 et 90% de taux d'acceptation.

Les investisseurs craignent un éventuel défaut de paiement désordonné du pays si un grand nombre de créanciers privés ne prend pas part à cet échange.