Logement: Les loyers ont baissé de 0,1% en 2011

LOGEMENT Ils reculent de 0,1% depuis janvier…

M.B.

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Une agence immobilière à Nantes, le 10 octobre 2011.
 
Une agence immobilière à Nantes, le 10 octobre 2011.   — SALOM-GOMIS

Bonne nouvelle pour les locataires. Depuis le début de l’année, les loyers sont en baisse de 0,1% en France, par rapport à la même période l’an passé, selon les données publiées ce mardi par l’Observatoire Clameur. Le prix moyen du mètre carré ressort désormais à 12,4 euros contre 12,5 euros en 2011, même si la situation est très contrastée selon les surfaces et la localisation.

Les prix baissent plus pour les petites surfaces

Dans le détail, les loyers sont en repli de 1,5% pour les studios une pièce et de 0,4% pour les deux pièces. En revanche, ils augmentent de 0,9% pour les 3 pièces, de 1,7% pour les 4 pièces et même de 3,8% pour les 5 pièces et plus.

A Paris, la baisse des prix est de 0,6%, de 1,6% à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) mais également de 2,7% à Toulouse (Haute-Garonne), de 3,6% à Mérignac (Gironde) et même de 3,9% à Rennes (Ille-et-Vilaine), de 4,9% à Antibes (Alpes-Maritimes) et de 5,3% à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Au final, les loyers de 52,5% des villes de plus de 60.000 habitants sont en berne.

Plus globalement, ce repli est de 5% en Basse-Normandie, en Haute-Normandie, dans le Limousin, de 3% en Aquitaine, de 1 à 2% en Bourgogne, en Lorraine, Poitou-Charentes. En revanche, ils progressent de 1% en Alsace, en Auvergne, en Bretagne, dans le Centre, en Ile-de-France et en Paca. La palme de la hausse la plus rapide revient au Nord-Pas-de-Calais (+2%).

Vers une stagnation cette année

Pour l'ensemble de l'année 2012, l'auteur de l'étude, Michel Mouillart, anticipe «une stagnation ou une très faible progression des loyers». Il n’hésite pas à parler de marché inquiet, déprimé qui pique du nez en raison notamment de la détérioration du marché du travail et des inquiétudes liées au pouvoir d’achat.

L’économiste estime que la situation actuelle est comparable à celle qui prévalait au début de l'année 2009 avec une stabilisation du marché en raison de la crise financière générée par la faillite en 2008 de la banque Lehman Brothers.

Sur l'ensemble de 2011, les loyers ont augmenté de 1,6%, une hausse moins élevée qu'en 2010 (+2,5%), précise l'étude réalisée en partenariat avec des administrateurs de biens et des agences immobilières.

Pas de flambée généralisée des loyers

Cette hausse est non seulement inférieure à l’inflation (+2,1%), mais également à la hausse annuelle moyenne des loyers constatée depuis la création de l'observatoire en 1998 (+2,9%), confirmant un ralentissement observé depuis 2006. Avec ces chiffres, Clameur veut tordre le cou à la croyance d’une flambée généralisée des loyers ces dernières années.

Désormais, le temps de vacances entre les anciens et nouveaux locataires s’allonge. Il a augmenté de 5,5% l’an dernier et de 17,1% depuis 2008. Pour les propriétaires, cela se traduit par une perte supplémentaire d’une semaine de loyer soit 9 semaines au total. Pourtant ces derniers n’ont pas lésiné sur les moyens.

«Depuis trois ans, l’effort d’amélioration se maintient à un haut niveau: la réalisation de travaux permet aux bailleurs de répondre aux exigences de qualité de la demande et atténue le risque de vacances prolongée des biens remis sur le marché», note Clameur. Actuellement, 37,2% des biens qui sont reloués ont bénéficié d’un effort d’amélioration et d’entretien.

Les nouveaux baux concernent environ chaque année 1,5 million de ménages, soit un quart des quelque 6 millions qui vivent dans le parc locatif privé.