Monoprix attise les convoitises

DISTRIBUTION Ses deux propriétaires, Casino et Galerie Lafayette se disputent autour de la valorisation du groupe...

Acacio Pereira (avec Reuters)

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La valorisation de Monoprix fait l'objet d'un différend.
La valorisation de Monoprix fait l'objet d'un différend. — CHESNOT / SIPA

Combien vaut Monoprix? Entre ses deux actionnaires, la bataille fait rage. Propriétaire de 50% du capital de l'enseigne, Casino souhaite acquérir les 50% détenus par Galeries Lafayette, mais les deux groupes ne s'entendent pas sur le montant de la transaction.

Après plusieurs jours de poker menteur, Philippe Houzé, président du directoire des Galeries Lafayette et PDG de Monoprix, a fait savoir samedi dans Le Figaro qu'il était prêt à racheter à Casino sa participation dans le capital de Monoprix pour 1,35milliard d'euros.

Le «juste prix»

Ce à quoi, le groupe stéphanois a rappelé qu'il était acheteur, pas vendeur, Monoprix constituant pour lui «un actif stratégique». Acheteur certes, mais pas à n'importe quel prix. «Si les Galeries Lafayette souhaitent vendre leur participation, comme cela semble être le cas, Casino est prêt à la racheter, mais à un juste prix fondé sur des hypothèses financières réalistes tenant compte de la réalité du contexte économique et de la valorisation actuelle des entreprises de distribution», insiste Casino.
 

La valorisation de Monoprix fait l'objet d'un différend entre ses deux propriétaires, Casino estimant la part de 50% à 700 millions d'euros, contre les 1,35 milliard estimé par Galeries Lafayette. Dans son entretien au Figaro, Philippe Houzé déclare pour sa part que «les Galeries Lafayette ont réitéré leur offre du 10 février de racheter à Casino sa part pour 1,35 milliard d'euros».

Un conseil d'administration de Casino doit se tenir ce lundi pour examiner les comptes du groupe. Une source proche du dossier a précisé que la dispute sur la valorisation de Monoprix serait abordée. Selon Philippe Houzé, Jean-Charles Naouri, le PDG de Casino, lui aurait assuré que l'offre serait étudiée. «Nous avons les moyens de financer cette offre, si elle était acceptée», conclut-il.