Banque mondiale: Les BRICS s'attaquent au mode de désignation de la présidence

Avec Reuters
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Les principales puissances émergentes de la planètes ont publiquement rejeté  ce dimanche le principe selon lequel la présidence de la Banque mondiale revient de  facto à une personnalité américaine et ont indiqué songer à présenter leur propre  candidature lorsque le mandat de Robert Zoellick arrivera à échéance.

Les ministres des Finances de l'ensemble BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine  et Afrique du Sud) se sont réunis ce week-end en marge du sommet du G20 organisé  à Mexico et sont arrivés à la conclusion selon laquelle la présidence de la  Banque mondiale, que Robert Zoellick quittera en juin, doit être ouverte à tous  les pays.

«Les candidatures devraient être fondées sur le mérite et non pas sur la  nationalité»

«Les candidatures devraient être fondées sur le mérite et non pas sur la  nationalité», a déclaré le ministre brésilien des Finances  Guido Mantega. Un autre responsable d'un pays membre de l'ensemble BRICS a indiqué qu'une  réflexion serait engagée sur la pertinence d'une candidature commune en  concurrence de celle qui sera proposée par les Etats-Unis. «C'est certainement  une discussion que nous aurons», a-t-il ajouté.

Une règle tacite qui remonte à la fin de la seconde guerre mondiale veut que  les Etats-Unis occupent la présidence de la Banque mondiale tandis que celle du  Fonds monétaire international revient à un Européen. La question du maintien de cette règle s'est déjà posée lors du remplacement  de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, alors que les puissances émergentes  prennent une place de plus importante dans l'économie mondiale. La direction  générale est finalement revenue à la Française Christine Lagarde.