Les Bourses européennes accueillent froidement l'accord sur la Grèce

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Les Bourses européennes ont accueilli froidement mardi l'accord décroché au forceps sur la Grèce dans la nuit, terminant en légère baisse car ce deuxième plan d'aide de 237 milliards d'euros avait été largement anticipé par les marchés.
Les Bourses européennes ont accueilli froidement mardi l'accord décroché au forceps sur la Grèce dans la nuit, terminant en légère baisse car ce deuxième plan d'aide de 237 milliards d'euros avait été largement anticipé par les marchés. — John Thys afp.com

Les Bourses européennes ont accueilli froidement mardi l'accord décroché au forceps sur la Grèce dans la nuit, terminant en légère baisse car ce deuxième plan d'aide de 237 milliards d'euros avait été largement anticipé par les marchés.

Les marchés européens, qui avaient nettement progressé ces derniers jours, ont tous subi des prises de bénéfices: Paris a perdu 0,21%, Londres 0,29%, Francfort 0,58%, Milan 0,08% et Amsterdam 0,62%.

L'accord "constitue évidemment une bonne nouvelle mais les investisseurs sont lassés des divisions profondes dans la zone euro, qui ne garantissent pas que la Grève va pouvoir s'en sortir sur le long terme", a fait valoir Chris Weston, courtier chez IG Markets.

Long trajet à parcourir

"Il y a bien évidemment un cri de joie en Europe à propos de la nouvelle concernant la Grèce" mais "il reste encore un long trajet à parcourir", a temperé de son côté Justin Harper chez IG Markets.

Pour Carsten Brzeski, analyste chez ING, "c'est une décision sans précédent pour tenter de ramener les finances publiques d'un pays de la zone euro sur le bon chemin. La Grèce devrait être sauvée au moins pendant les prochains mois".

"Mais le sentiment de soulagement ne devrait pas durer longtemps. Il y a encore trop d'incertitudes et d'éventuels nouveaux blocages dans les négociations sur la crise de la dette" sont à prévoir, a-t-il ajouté.

Situation loin d'être réglée

Pour les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC, la situation grecque "est loin d'être réglée. L'économie reste pénalisée par les difficultés du pays pour lever l'impôt et pour lutter contre l'évasion fiscale. Le retour sur les marchés risque ainsi d'être particulièrement douloureux".

Le plan, signé mardi matin par les grands argentiers de la zone euro réunis au sein de l'Eurogroupe, comprend un volet d'aide publique de 130 milliards d'euros, après un premier programme de soutien en faveur du pays décidé en mai 2010 qui avait atteint déjà 110 milliards d'euros.

L'autre volet porte sur la réduction de la dette de la Grèce détenue par ses créanciers privés, banques, compagnies d'assurance et fonds d'investissement, qui doivent accepter une perte de 53,5% au final, ce qui correspond à l'effacement de 107 milliards de dette.

Grâce à ce plan de soutien, le pays devrait être en mesure de faire face à une échéance de remboursement de 14,5 milliards d'euros qui tombe le 20 mars et ainsi éviter le défaut de paiement.

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