L'UE n'attend de croissance en Grèce qu'en 2014

Avec Reuters

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La Grèce ne renouera avec la croissance qu'en 2014, après quatre années de récession qui auront réduit le produit intérieur brut (PIB) de 17%, ont estimé mardi des hauts fonctionnaires de l'Union européenne mardi. Ils ont ajouté que la Grèce devait supprimer encore 150.000 emplois et réduire le coût du travail de 15% dans les trois ans à venir. «Nous anticipons une contraction de 4,5% cette année et une stagnation en 2013. Cela correspond à une contraction de plus de 17% sur quatre ans».

35 privatisations d'ici 2014

Selon ces hauts fonctionnaires, le salaire minimum grec est encore aujourd'hui plus élevé qu'en Espagne ou au Portugal. Le coât du travail a augmenté de plus de 30% en Grèce au cours des dix dernières années, une progression sans égale dans la zone euro, suivant les statistiques de l'Union européenne.

Pour ramener la dette à 120% du PIB d'ici 2020 - conformément à l'accord intervenu au sein de l'Eurogroupe dans la nuit de lundi à mardi - contre 160% actuellement, Athènes doit lever 19 milliards d'euros grâce à 35 privatisation prévues de 2012 à 2014. Ce montant est bien inférieur aux 50 milliards d'euros anticipés dans le premier plan de renflouement de 73 milliards d'euros mais il est pris en compte dans le second.

L'année 2014 serait celle où la Grèce enregistrerait un excédent budgétaire primaire de 4,5% du PIB et où elle pourrait revenir sur les marchés de capitaux, ont précisé ces hauts fonctionnaires. Le chômage ne commencera à diminuer qu'en 2014 également et son taux sera alors de l'ordre de 17% puis de 15% en 2015.