SNCF: Chute de 82% du bénéfice 2011

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La SNCF a annoncé jeudi un bénéfice net en chute libre (-82%) en 2011, en raison de 840 millions d'euros de dépréciations d'actifs, dont 700 millions au titre de ses rames TGV "pour tenir compte du surdimensionnement" de la flotte, selon son président Guillaume Pepy.
La SNCF a annoncé jeudi un bénéfice net en chute libre (-82%) en 2011, en raison de 840 millions d'euros de dépréciations d'actifs, dont 700 millions au titre de ses rames TGV "pour tenir compte du surdimensionnement" de la flotte, selon son président Guillaume Pepy. — Sebastien Bozon afp.com

La SNCF a annoncé jeudi un bénéfice net en chute libre (-82%) en 2011, en raison de 840 millions d'euros de dépréciations d'actifs, dont 700 millions au titre de ses rames TGV "pour tenir compte du surdimensionnement" de la flotte, selon son président Guillaume Pepy.

Le résultat net a plongé à 125 millions d'euros, contre 697 millions en 2010, année du retour au vert. La marge opérationnelle, indicateur privilégié par la direction, a grimpé de 41,2%, à 3,02 milliards d'euros. Elle reste toutefois insuffisante pour couvrir les besoins de financement des investissements du groupe.

Objectif de taux de marge manqué

Elle ne représente que 9,3% du chiffre d'affaires, confirmé en hausse de 7,2% sur un an à 32,6 milliards d'euros. Le taux de marge est en progression sur un an, puisqu'il n'atteignait que 7,1% fin 2010. En revanche, il n'atteint pas l'objectif de 10 à 12% que s'est fixé l'entreprise pour financer ses investissements sans avoir à solder d'actifs.

La SNCF a procédé l'an dernier à des cessions à hauteur de 478 millions d'euros, dont 214 millions d'actifs immobiliers destinés à boucler ses investissements. "En 2011, la marge opérationnelle de toutes nos activités progresse, grâce aux effets de la stratégie de redressement conduite depuis le début de la crise", a déclaré le président de la SNCF, cité dans le communiqué de résultats du groupe.

"Tout n'est pas encore réglé pour atteindre un niveau de profitabilité satisfaisant dans chaque branche", a reconnu Pepy, en pointant le transport de marchandises en France, très gourmand en liquidités, et "les actifs TGV" qui "ont dû être dépréciés pour tenir compte du surdimensionnement" de la flotte. La SNCF est parvenue à ramener dans le vert l'an dernier son flux de trésorerie, à 261 millions d'euros contre un trou de 162 millions en 2010. L'endettement du groupe a été réduit de 170 millions (-2%) à 8,32 milliards d'euros contre 8,5 milliards un an plus tôt.