Coupe du monde 2010: Entre foot et footsie, les traders ont vite choisi

Reuters
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Les transactions sur les marchés  boursiers mondiaux ont chuté de façon significative pendant la  retransmission des rencontres de la Coupe du monde de football 2010,  rèvèle un rapport commandé par la Banque centrale européenne (BCE). Cette étude effectuée dans quinze pays par Michael Ehrmann,  économiste à la BCE, et David-Jan Jansen, son collègue à la Banque des  Pays-Bas, montre que le nombre de transactions baisse de 45% lors des  matches concernant l'équipe nationale des traders, tandis que le volume  est plus que divisé par deux.

"Nous en concluons que les marchés suivent davantage ce qui se passe  sur le terrain de football que ce qui se passe sur le terrain des  transactions", écrivent les deux rapporteurs. "Nous avons découvert que l'activité de marché se situait  déja  nettement en dessous de la moyenne juste avant le coup d'envoi du match  et restait toujours en deçà de la norme pendant les 45 minutes suivant  la fin de la rencontre", ajoutent-ils. Lorsque le match ne concerne pas l'équipe nationale, le volume des transactions n'en baisse pas moins de 25%.

L'étude a porté sur les marchés boursiers de quinze pays qualifiés  pour la Coupe du monde 2010: Angleterre, Allemagne, France, Italie,  Espagne, Argentine, Brésil, Chili, Danemark, Mexique, Pays-Bas,  Portugal, Afrique du Sud, Suisse et Etats-Unis. Avec une baisse de 83% de l'activité, les traders chiliens  apparaissent comme étant les plus fanatiques. Deux autres pays  d'Amérique du Sud figurent dans les six premiers, l'Argentine (-72%) et  le Brésil (-65%). L'impact est moins fort en Europe avec une chute en moyenne de 29%,  les traders danois, anglais et italiens s'avérant les plus accros au  ballon rond.