Sernam, menacé de faillite, va demander le redressement judiciare

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Le transporteur Sernam, menacé de faillite après après des années de pertes, va demander mardi au tribunal de commerce de Nanterre à être placé en redressement judiciaire, dans l'espoir de retrouver un repreneur capable de le remettre sur les rails
Le transporteur Sernam, menacé de faillite après après des années de pertes, va demander mardi au tribunal de commerce de Nanterre à être placé en redressement judiciaire, dans l'espoir de retrouver un repreneur capable de le remettre sur les rails — Philippe Huguen afp.com

Le transporteur Sernam, menacé de faillite après des années de pertes, va demander mardi au tribunal de commerce de Nanterre à être placé en redressement judiciaire, dans l'espoir de retrouver un repreneur capable de le remettre sur les rails.

"Ce matin (lundi), lors d'un comité d'entreprise extraordinaire, la direction de l'entreprise a informé les représentants du personnel que le groupe Sernam allait se placer sous la protection d'une procédure collective", indique Sernam dans un communiqué.

Selon le groupe, qui emploie 1.600 salariés, cette procédure déclenchée "à sa demande" a pour objectif de "permettre à l'entreprise de poursuivre son activité dans un cadre juridique sécurisé, tout en facilitant l'aboutissement du projet d'adossement industriel annoncé en novembre dernier".

Une audience doit se tenir mardi matin au tribunal de commerce de Nanterre, précise Sernam qui annonce qu'une "nouvelle communication sera faite à l'issue de l'audience".

Les fédérations de transports FO et CGT et la CFDT du transporteur ont affirmé vendredi que l'entreprise allait être déclarée en cessation de paiement, puis placée en redressement judiciaire en début de semaine.

En grande difficulté financière depuis plusieurs années, Sernam, ancienne filiale de la SNCF, a enregistré une perte de 15 millions d'euros en 2010 pour un chiffre d'affaires de près de 300 millions d'euros. L'exercice précédent s'était soldé par un déficit d'exploitation de 20,1 millions d'euros pour un volume de ventes de 329 millions d'euros.