Berlin veut retirer à Athènes le contrôle de son budget

DETTE Angela Merkel voudrait que l'Union européenne puisse décider des coupes budgétaires à appliquer en Grèce...

Gilles Wallon

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Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, la directrice générale du FMI Christine Lagarde et le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker ont dû intervenir personnellement dans la nuit pour trouver un compromis avec les banques, alors que les discussions étaient enlisées.
Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, la directrice générale du FMI Christine Lagarde et le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker ont dû intervenir personnellement dans la nuit pour trouver un compromis avec les banques, alors que les discussions étaient enlisées. — John Thys afp.com

L'accord obtenu ce week-end n'a pas suffi à calmer les relations entre la Grèce et l'Allemagne. Mécontent de l'avancée des mesures de rigueur promises par Athènes, le gouvernement d'Angela Merkel souhaite désormais que l'Union européenne puisse décider directement des coupes budgétaires à appliquer en Grèce.

C'est ce que réclame le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, dans une interview au quotidien Bild. «Si les Grecs ne sont pas capables d'y arriver, la surveillance externe doit être renforcée, par exemple au niveau de l'Union européenne», estime-t-il.
 

Ce transfert de souveraineté pourrait faire partie des conditions du versement de la nouvelle aide internationale, de 130 milliards d'euros minimum, convenue en octobre dernier. Mais la Grèce s'y déclare farouchement opposée. «Nous ne discutons pas d'une telle éventualité. Il est exclu que nous l'acceptions», ont prévenu ce week-end les autorités grecques.