Dette grecque: Accord avec les créanciers privés attendu «la semaine prochaine»

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Le rendez-vous a débuté à 11H00 GMT au siège du gouvernement grec, en présence de l'ex-Premier ministre socialiste (Pasok), Georges Papandréou, évincé en novembre, son rival conservateur Antonis Samaras, leader de la Nouvelle Démocratie, et le dirigeant d'extrême-droite (Laos) Georges Karatzaferis.
Le rendez-vous a débuté à 11H00 GMT au siège du gouvernement grec, en présence de l'ex-Premier ministre socialiste (Pasok), Georges Papandréou, évincé en novembre, son rival conservateur Antonis Samaras, leader de la Nouvelle Démocratie, et le dirigeant d'extrême-droite (Laos) Georges Karatzaferis. — Angelos Tzortzinis afp.com

Les créanciers privés de la Grèce et le gouvernement grec sont «proches» de la finalisation d'un accord volontaire d'échange de dettes, a annoncé samedi le lobby bancaire mondial IIF qui mène les négociations côté banques et dit s'attendre à «conclure la semaine prochaine».

«De nouveaux progrès ont été faits», ajoute le communiqué diffusé par l'Institut de la finance internationale à l'issue d'une nouvelle rencontre à Athènes avec le Premier ministre grec Lucas Papademos et le ministre des Finances Evangélos Vénizélos sur la restructuration de la dette du pays en vue de l'établissement des modalités d'effacement de 100 milliards de créances. «Nous sommes proches de la finalisation d'un plan d'échange volontaire de dettes du secteur privé dans le cadre exposé publiquement par le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. Nous espérons la conclusion la semaine prochaine, tandis que les discussions sur d'autres sujets se poursuivront" ajoute le communiqué.

Tractations parallèles

Athènes espère pouvoir présenter le cadre d'un accord au sommet européen de lundi en vue d'un aval de ses partenaires et bailleurs de fonds institutionnels de la zone euro et du FMI, qui insistent pour que l'opération aboutisse au final à un abaissement de la dette souveraine grecque aux alentours de 120% du PIB en 2020 contre 160% actuellement.

La capacité de la Grèce à éviter le défaut de paiement à l'expiration, le 20 mars, de 14,5 milliards de créances, dépend de l'issue de ces négociations et des tractations interdépendantes qu'Athènes mène par ailleurs avec ses créanciers institutionnels pour obtenir le déblocage d'un deuxième plan de renflouement de 130 milliards d'euros.