Emploi: Le nombre de chômeurs progresse de 1% en décembre

TRAVAIL On compte désormais 29.700 demandeurs d'emploi en plus...

M.B.

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Une agence Pôle emploi.
Une agence Pôle emploi. — G. VARELA / 20 MINUTES

A moins de trois mois de l’élection présidentielle, c’est une très mauvaise nouvelle pour le gouvernement.

En décembre, 29.700 personnes sont venues rejoindre en novembre la cohorte des chômeurs de catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé du tout), soit une augmentation de 1% comparée à novembre. Ils sont désormais 2.874.500 dans l’Hexagone soit environ 152.000 de plus au cours des douze derniers mois. C’est la cinquième progression consécutive du nombre de demandeurs d’emploi. Sur un an, la hausse se monte à 5,6%.  

 En incluant ceux qui ont exercé une activité réduite (catégorie B et C), le nombre de chômeurs a progressé, le mois dernier, de 0,6% pour atteindre les 4.537.800 en France (DOM inclus).

Les seniors écopent le plus

Décembre aura été particulièrement redoutable pour les plus de 50 ans avec une hausse de 1,5% portant la progression sur l’ensemble de l’année à 15,5% pour cette catégorie. Le nombre de demandeurs d’emploi chez les moins de 25 ans a augmenté de 0,5 % le mois dernier (+2,5 % sur un an) et de 0,4 % pour les 25-49 ans (+3,5 % sur un an).

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand avait déjà anticipé ces mauvais chiffres. «Il n'y aura pas d'amélioration immédiate sur le front de l'emploi dans les mois qui viennent. Chacun le sait bien», avait-il déclaré dimanche lors du Grand Rendez-vous Europe1/iTélé/Le Parisien-Aujourd'hui en France.

«Tant qu'il n'y a pas une conjoncture économique favorable, quand tous les indicateurs sont mauvais, vous ne pouvez pas avoir un seul indicateur, l'emploi, qui soit bon», avait-il poursuivi.

Pour le moment, «il faut éviter que le chômage explose», avait-il continué.

Pôle emploi ne pourra pas gérer l'afflux de chômeurs

Pourtant, les mesures décidées lors du sommet social la semaine dernière risquent d’être insuffisantes. Le président de la République avait décidé de débloquer une enveloppe de 430 millions d’euros. Parmi les mesures d’urgence dévoilées: le renforcement des effectifs de Pôle emploi avec l’embauche de 1.000 salariés supplémentaires.

Dans un entretien accordé ce vendredi à l’AFP, Gaby Bonnand (CFDT), le président de l'Unedic, a estimé que Pôle emploi «ne sera pas en capacité de répondre» à l'afflux de chômeurs qui s'annonce avec la récession.

Le taux de chômage en France métropolitaine a augmenté de 0,2 point au troisième trimestre 2011, à 9,3% de la population active (9,7% départements d'outre-mer compris), selon les chiffres de l'Insee.