Italie: 50 milliards d'euros de revenus non déclarés découverts en 2011

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La police financière italienne a annoncé lundi que ses contrôles lui avaient permis de découvrir l'an dernier plus de 50 milliards d'euros de revenus non déclarés à l'administration fiscale, alors que le pays très endetté a renforcé la chasse aux fraudeurs
La police financière italienne a annoncé lundi que ses contrôles lui avaient permis de découvrir l'an dernier plus de 50 milliards d'euros de revenus non déclarés à l'administration fiscale, alors que le pays très endetté a renforcé la chasse aux fraudeurs — Patrick Hertzog afp.com

La police financière italienne a annoncé lundi que ses contrôles lui avaient permis de découvrir l'an dernier plus de 50 milliards d'euros de revenus non déclarés à l'administration fiscale, alors que le pays très endetté a renforcé la chasse aux fraudeurs.

"L'activité de lutte contre l'évasion fiscale a permis de découvrir des revenus non déclarés pour plus de 50 milliards d'euros" et de la TVA non versée pour "plus de 8 milliards d'euros", a indiqué dans un communiqué la police financière, qui a lancé au total des poursuites contre plus de 12.000 personnes sur l'ensemble de l'année.

Parmi ces personnes, la police financière a débusqué 7.500 personnes ou entreprises totalement inconnues du fisc qui avaient caché un total de 21 milliards d'euros de revenus.

Sur le total de plus de 50 milliards, les revenus cachés à l'étranger, en particulier dans des "paradis fiscaux", se sont élevés à plus de 21 milliards.

Le montant revenu effectivement dans les caisses de l'Etat s'est élevé en 2011 à environ 11 milliards d'euros, avait indiqué de son côté début janvier le numéro un de l'administration fiscale italienne, Attilio Befera.

Selon les estimations, l'évasion fiscale fait perdre chaque année à l'Etat italien entre 120 et 150 milliards d'euros.

Le gouvernement de Mario Monti a décidé de renforcer la lutte contre ce fléau national, alors que l'Italie croule sous une dette publique colossale de 1.900 milliards d'euros.

"Il est inacceptable que les travailleurs fassent des sacrifices alors qu'une part importante de la richesse échappe aux taxes, accroissant ainsi la pression fiscale" sur les "honnêtes contribuables", a affirmé récemment M. Monti.