Optimisme pour l'industrie du jouet, grâce au retour des super-héros

© 2012 AFP

— 

Le secteur du jouet devrait continuer à croître en 2012 malgré la crise, après une hausse de 5% en 2011, grâce notamment au grand retour des super-héros et à l'arrivée des tablettes numériques pour enfants, a-t-on appris lundi auprès de professionnels du secteur.
Le secteur du jouet devrait continuer à croître en 2012 malgré la crise, après une hausse de 5% en 2011, grâce notamment au grand retour des super-héros et à l'arrivée des tablettes numériques pour enfants, a-t-on appris lundi auprès de professionnels du secteur. — Jim Watson afp.com

Le secteur du jouet devrait continuer à croître en 2012 malgré la crise, après une hausse de 5% en 2011, grâce notamment au grand retour des super-héros et à l'arrivée des tablettes numériques pour enfants, a-t-on appris lundi auprès de professionnels du secteur.

"La profession a la possibilité de faire une année correcte, après une année exceptionnelle en 2011 grâce au phénomène des toupies", a estimé Christophe Portal, directeur chez NPD Group, fournisseur d'études référence sur le secteur du jouet, qui table sur une croissance de 2% pour l'année à venir.

"Malgré toutes les difficultés des parents, dans leurs arbitrages d'achats de fin d'année, ils n'ont pas pénalisé leurs enfants", en 2011 et il devrait en être de même en 2012, selon M. Portal.

"Le jouet reste un antidote à la crise, les parents se font plaisir en faisant plaisir à leurs enfants", constate Pierre Laura, vice-président de la Fédération des industries du jouet et patron de Hasbro France, qui se dit "positif et confiant" pour 2012, après avoir vendu 4 millions de toupies Beyblade l'an dernier, "un record absolu".

"Le grand nombre de fabricants et de distributeurs favorise le dynamisme du marché. Des magasins spécialisés s'ouvrent chaque année", note M. Laura.

Structurellement, le marché français conserve "un gros potentiel", pour NPD. La France est le pays d'Europe qui compte le plus d'enfants de moins de neuf ans (12 millions en 2010, contre 11,1 millions en Allemagne, selon l'étude).

Les consommateurs français sont aussi parmi les plus dépensiers d'Europe pour les jouets (229 euros en moyenne par enfant et par an) et ne devraient pas se replier sur des produits moins chers. "A 13 euros en moyenne le jouet, on est déjà vraiment très bas", assure M. Portal.

En 2012, le marché devrait donc être porté par le "grand retour des super-héros comme Spiderman et Batman", estime M. Portal, dans le sillage des films prévus pour juillet.

Les poupées: vampires ou mannequins

Autre carton attendu, celui des tablettes électroniques pour enfants, inspirées des versions adultes, et destinées aux bambins de 5 à 8 ans.

Mais les jouets traditionnels ne seront pas oubliés, souligne Bruno Bokanowski, porte-parole du salon du Jouet et du Jeu qui se tient à Paris jusqu'à mardi.

Les jeux de construction restent appréciés des parents, "qui peuvent les partager avec leurs enfants", rappelle M. Bokanowski, notant le développement de jeux de construction pour filles, lancé par Lego.

Fortes du succès des poupées-vampires, les poupées-mannequins reviennent aussi sur le devant de la scène, dans un marché moins dominé qu'autrefois par Mattel, le fabricant de Barbie. "On a maintenant 5 ou 6 gammes de qualité, élargies en termes d'âge", explique M. Bokanowski.

Le caractère saisonnier du marché ne doit toutefois pas être oublié. Les jouets de plein air souffrent directement du mauvais temps en été, et le début des achats de Noël (60% des ventes) peut être retardé par un temps trop doux, rappelle M. Portal.

Les fabricants devront aussi appliquer une nouvelle directive européenne de sécurité entrée en vigueur en juillet.

"Les PME ne pourront plus sortir de petites séries d'un jouet à cause des coûts de production plus important, ce qui pourrait impacter la largeur de l'offre du secteur", estime M. Bokanowski.

Pour Pierre Laura, ce renforcement des normes est "plutôt positif" pour l'image des fabricants de jouets, un produit qui reste "très sensible".