La Banque de France prévoit une stagnation début 2012 puis une reprise au printemps

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Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a affirmé lundi que l'économie française devrait connaître une "accélération progressive" au printemps après une stagnation fin 2011 et début 2012.
Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a affirmé lundi que l'économie française devrait connaître une "accélération progressive" au printemps après une stagnation fin 2011 et début 2012. — Roslan Rahman afp.com

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a affirmé lundi que l'économie française devrait connaître une "accélération progressive" au printemps après une stagnation fin 2011 et début 2012.

"Notre sentiment est qu'après la période de stabilité de l'économie du quatrième trimestre de 2011 et probablement du début de cette année, nous nous attendons à une accélération progressive de l'activité", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à l'issue d'un Conseil économique et financier franco-allemand à Paris.

Selon lui, les hypothèses de récession émises par certains prévisionnistes ne sont "pas du tout en ligne avec la réalité des enquêtes de conjoncture".

Plusieurs économistes et institutions, dont l'OCDE et l'Insee, prévoient une brève récession en France fin 2011 et début 2012.

De son côté, le ministre français de l'Economie François Baroin, interrogé sur une éventuelle révision à la baisse de la prévision de croissance du gouvernement, s'est borné à répondre qu'elle serait adaptée si besoin pour être "le plus proche possible" du "consensus". Le gouvernement table pour l'instant sur une croissance de 1% en 2012, une prévision jugée trop optimiste par la plupart des économistes.

Evoquant la situation en Allemagne, le gouverneur de la Bundesbank Jens Weidmann a aussi estimé, lors de la même conférence de presse, que la "stagnation" n'était "que provisoire" et serait suivie d'une "reprise en 2012".

Il a par ailleurs affirmé que l'absence de réaction des marchés à la dégradation des notes de neuf pays de la zone euro par Standard and Poor's montrait qu'ils "n'attachent pas une importance si grande que cela aux notations des agences", dont "on n'est pas obligés de partager les hypothèses économiques".