Schäuble dément toute initiative franco-allemande pour assouplir les règles bancaires

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Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a démenti lundi toute initiative franco-allemande pour assouplir les règles bancaires dites "Bâle III", lors d'une conférence de presse à Paris avec son homologue français François Baroin.
Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a démenti lundi toute initiative franco-allemande pour assouplir les règles bancaires dites "Bâle III", lors d'une conférence de presse à Paris avec son homologue français François Baroin. — Sebastian Kahnert afp.com

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a démenti lundi toute initiative franco-allemande pour assouplir les règles bancaires dites "Bâle III", lors d'une conférence de presse à Paris avec son homologue français François Baroin.

"Nous disons la même chose: non, c'est faux", a-t-il réagi, interrogé sur des informations du Financial Times faisant état d'une telle proposition.

"Ce que nous faisons, c'est que nous essayons de mettre en oeuvre Bâle III", mais "l'information de Financial Times ne vient pas d'une souris à Paris ou Berlin", a-t-il assuré.

A ses côtés, François Baroin n'a rien ajouté.

Le quotidien financier britannique affirmait lundi matin que les deux premières économies de la zone euro, France et Allemagne, allaient demander un assouplissement de "Bâle III" afin d'atténuer son "effet négatif" sur la croissance. Il citait un projet de déclaration commune suggérant un traitement spécial pour les banques qui détiennent des compagnies d'assurance et un délai de trois ans supplémentaires pour dévoiler leurs ratios d'endettement.

Ces informations ont fait bondir lundi matin les valeurs bancaires à la Bourse de Paris.

Aucune déclaration commune n'a toutefois été publiée lundi à l'issue d'un Conseil économique et financier franco-allemand à Paris.

La réglementation définie par le Comité de Bâle et qui sera mise en oeuvre progressivement jusqu'en 2019 renforce la prise en compte des risques de marché et les encadre en exigeant davantage de fonds propres pour les couvrir.