Petroplus: Le raffineur met en vente son site français de Petit-Couronne

INDUSTRIE Le gouvernement veut trouver un repreneur le plus vite possible...

Nicolas Bégasse avec agences

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Le raffineur suisse Petroplus, en graves difficultés financières, a annoncé vendredi la mise en vente de sa raffinerie de Petit-Couronne (nord-ouest de la France), à l'arrêt depuis le début janvier, faute de disposer des liquidités nécessaires à son fonctionnement.
Le raffineur suisse Petroplus, en graves difficultés financières, a annoncé vendredi la mise en vente de sa raffinerie de Petit-Couronne (nord-ouest de la France), à l'arrêt depuis le début janvier, faute de disposer des liquidités nécessaires à son fonctionnement. — Kenzo Tribouillard afp.com

Le raffineur suisse Petroplus, en graves difficultés financières, a annoncé vendredi la mise en vente de sa raffinerie de Petit-Couronne (nord-ouest de la France), à l'arrêt depuis le début janvier, faute de disposer des liquidités nécessaires à son fonctionnement. Le site emploie 550 salariés.

Le groupe a simultanément indiqué qu'il étudiait «les alternatives stratégiques» pour ses unités d'Anvers (Belgique) et Cressier (Suisse), «y compris leur vente possible», selon un communiqué du groupe.

«Maintenir l'activité à Petit-Couronne»

Petroplus, qui avait dû réduire ses activités après le gel de lignes de crédit par ses banques fin décembre, avait annoncé le 11 janvier dernier avoir trouvé un accord temporaire avec ses créanciers qui lui permettra de continuer à faire fonctionner certaines de ses activités et de payer des factures. Mais cet accord ne faisait aucune référence à l'avenir de plusieurs de ses sites, dont celui de Petit-Couronne en France, provoquant l’agacement du ministre de l’Industrie, Eric Besson.

Celui-ci a réagi à l’annonce de la mise en vente de la raffinerie de Petit-Couronne sur RTL: «Je demande au PDG de Petroplus, et je le lui dirai cet après-midi puisque que je le vois cet après-midi, qu’il nous aide à favoriser la reprise par un repreneur (…) pour maintenir l’activité industrielle à Petit-Couronne. (…) L’objectif du gouvernement, c’est clairement la reprise d’activité la plus rapide possible.»

Début janvier, Petroplus, qui a perdu 415 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de son exercice 2011, avait annoncé la mise à l'arrêt de ces trois raffineries, provoquant la colère des syndicats.