Les notaires tablent sur un ralentissement du marché du logement en 2012

IMMOBILIER Le ralentissement des ventes devrait être amorti par un maintien du crédit selon la note de conjoncture trimestrielle publiée vendredi...

C. Pl avec agence

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Malgré les prix en hausse, l'immobilier reste un secteur très attractif.
Malgré les prix en hausse, l'immobilier reste un secteur très attractif. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Un atterrissage en douceur, plutôt qu'un "trou d'air": c'est le pronostic formulé vendredi par les notaires de France.

Taux d'intérêt "raisonnables" et poursuite des prêts

"La dégradation de la conjoncture économique touchera le marché français du logement cette année avec une baisse des volumes de vente dans l'ancien et dans le neuf", estiment-ils.

Les notaires attendent un ralentissement des transactions dans l'ancien - elles devraient atteindre 800.000 au titre de 2011 - mais estiment que le marché restera soutenu par des taux d'intérêt "raisonnables", la poursuite des prêts "même si les conditions d'octroi sont plus dures" et "le manque de placements alternatifs pour des investisseurs en quête de sécurité".

Dans la promotion immobilière, "il est probable que 2012 sera en retrait par rapport à 2011", ajoutent-ils, en raison de la fin programmée du dispositif locatif Scellier qui permet des déductions fiscales importantes.

Résistance des prix dans les grandes agglomérations

Selon les notaires, les prix devraient évoluer de façon différenciée dans l'ancien avec "une certaine résistance" à Paris intra-muros et dans les grandes métropoles de province, du littoral et de la couronne de Paris en raison du déficit chronique de l'offre dans ces régions.

Dans le reste du pays, "l'évolution des prix sera négative sans pour autant connaître une chute aussi brutale qu'en 2008".

Dans le neuf, ils estiment que les promoteurs "proposeront des produits généralement en retrait en termes de prix par rapport à 2011" pour attirer les primo-accédants.

"Un tournant" après 10 ans de dynamisme ?

"Le marché du logement est probablement à un tournant, clôturant une longue décennie commencée en l'an 2000" et marquée par le dynamisme de l'ensemble des marchés, ajoutent-ils.

"Il faut se rendre à l'évidence, les données macroéconomiques nationales et internationales vont mettre fin à ce dynamisme."