Les prix des parkings font débat

ECONOMIE Ils sont deux fois plus élevés à Paris qu'en province...

M.B.

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Un parking Vinci à Marseille
Un parking Vinci à Marseille — JACQUES DEMARTHON / AFP

Des écarts considérables. Selon une enquête menée par l’association de consommateurs CLCV dans 307 parkings fermés de l’Hexagone, les tarifs sont presque deux fois plus élevés dans la Capitale qu’en province.

Il en coûtera 3,11 euros aux automobilistes dans le premier cas, en moyenne, pour une heure de stationnement, contre 1,77 euro dans le second cas. Des chiffres qui grimpent respectivement à 29,41 euros et 16,54 euros pour 24 heures. A 38 euros la journée, le parking de la rue François 1er dans le 8e arrondissement de Paris détient le record de France selon Le Figaro.

D’après Vinci Park, à la tête d’une centaine de parkings dans Paris, 73% des recettes reviennent à la Mairie de Paris qui est chargée de fixer les prix. Celle-ci explique qu’ils dépendent des coûts du foncier, des difficultés d’entretien et des services proposés type lavage ou consigne.

Des tarifs mal ou pas indiqués

Question gros sous toujours, la CLCV s’étonne que dans plus de 19% des parkings visités à travers la France, l’indication des tarifs à l’entrée du parc soit partielle. Elle réclame donc que les gestionnaires communiquent l’ensemble de leurs tarifs ainsi que  les places disponibles tant à l’entrée qu’à distance (via des sites internet, Smartphone…). En effet, ces dernières ne sont signalées que dans 28,20% des parkings enquêtés.

Pour la tarification, l’association regrette aussi qu’une période de gratuité ne soit proposée en moyenne que dans 1 parking sur 3 alors qu’une facturation minimum, la période indivisible, est pratiquée dans 79,90% des cas. «Ce procédé est d’autant moins justifiable qu’on rappellera que le moment de votre entrée dans un parking  figure à la seconde près sur votre ticket. Pourquoi le consommateur devrait-il payer pour une durée supérieure à son utilisation réelle du service?» s’interroge la CLCV.