La Caisse d'Epargne plébiscitée par les Français

ENQUETE La crise dope l'image des établissements «coopératifs» au détriment des banques privées classiques, selon le dernier baromètre semestriel réalisé par Posternak et Ipsos...

Claire Planchard

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Une agence Caisse d'Epargne à Marignane, le 20 janvier 2011.
Une agence Caisse d'Epargne à Marignane, le 20 janvier 2011. — POCHARD PASCAL/SIPA

Avec son écureuil un brin démodé et ses livrets A de bons pères de famille, la Caisse d’Epargne confirme, sondage après son sondage, son «come-back» dans le paysage bancaire français, notamment auprès des jeunes clients.

Un podium bancaire 100% mutualiste

Avec 67% d’opinions positives, la banque progresse en effet de 7 points et se hisse en janvier à la première place du classement des banques les mieux perçues par les Français et à la 13e place au classement général des entreprises françaises.

Caisse d’Epargne passe ainsi devant le Crédit Mutuel qui prend la deuxième place (15e au classement général, -2 points), juste devant la Banque Populaire (3e banque, 16e entreprise,+7 points).

La Banque Postale, qui ne figure pas dans ce classement, ne semble pas peser sur la bonne image de sa maison mère La Poste, qui figure en 10e position du classement général.

Méfiance persistante vis-à-vis des banques classiques

Malgré un rebond de leur image après le point bas atteint au lendemain de la crise financière de 2008, les banques privées classiques restent loin derrière: Crédit Agricole arrive en 4e position (24e entreprise, +12 points) au coude à coude avec LCL (5e banque 25e entreprise, +5 points) et loin devant BNP Paribas (6e banque, 27e entreprise, +11 points) et Société Générale qui arrive en queue de peloton (7e banque, 29e entreprise, +9 points).

«Depuis la montée des inquiétudes sur la zone euro, la nature de l’établissement bancaire semble prendre le pas sur l’offre de produits au moment de faire le choix de sa banque», analyse Claude Posternak.

Aux offres tarifaires agressives des établissements classiques, les Français semblent ainsi préférer la sécurité (pour le moins supposée) d’un modèle de gouvernance où les clients-sociétaires ont leur mot à dire dans la gestion de leur établissement.

(Sondage réalisé les 6 et 7 janvier 2012 sur un échantillon national représentatif de la population française, composé de 977 personnes âgées de 18 ans et plus.)