Kodak: La société est en faillite

ECONOMIE Le pionnier de la pellicule photographique a raté le virage du numérique...

M.B. avec agences

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Kodak a mal négocié le virage de le pellicule au numérique.
Kodak a mal négocié le virage de le pellicule au numérique. — D.DUPREY/AP/SIPA

Eastman Kodak, le pionnier de la pellicule photographique qui a apporté au monde les premières photos de la lune, a déposé son bilan jeudi et annoncé avoir obtenu une ligne de crédit de 950 millions de dollars sur 18 mois de la banque Citigroup.

La société plus que centenaire, basée à Rochester, dans le nord de l'Etat de New York, n'a cessé de décliner depuis qu'elle raté le train du numérique au tournant du millénaire.

Plus de bénéfice depuis 2007

Elle n'a plus enregistré de bénéfice depuis 2007, mais avait tenté ces derniers temps de se restructurer en se diversifiant dans les appareils photo.

«Le conseil d'administration et la totalité de l'équipe de direction estiment que c'est une étape nécessaire et la chose qu'il convient de faire pour l'avenir de Kodak», a déclaré son PDG Antonio M. Perez, dans un communiqué.

Concrètement, Kodak et ses filiales américaines demandent à bénéficier de la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites devant un tribunal de New York. Les filiales étrangères ne sont pas concernées.

Dégraissage

La chute de Kodak a déjà touché la ville de Rochester, dans l'Etat de New York, où le groupe a son siège. A l'époque de sa splendeur, Kodak y employait plus de 60.000 personnes. Aujourd'hui, les salariés ne sont plus que 7.000. Depuis 2003, 13 usines et 130 laboratoires ont été supprimés.

Kodak est conseillé par la banque d'affaires Lazard dans la recherche d'un acquéreur pour ses 1.100 brevets numériques.

La société est également aidée par la firme spécialisée en restructuration FTI Consulting, dont le vice-président Dominic DiNapoli a été nommé directeur de la restructuration de Kodak.