Kodak se place sous le régime des faillites

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L'ex-fleuron de la photographie mondiale et emblème du capitalisme américain, Eastman Kodak, a annoncé jeudi qu'il s'était placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, pour se restructurer à l'abri des demandes de ses créanciers.
L'ex-fleuron de la photographie mondiale et emblème du capitalisme américain, Eastman Kodak, a annoncé jeudi qu'il s'était placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, pour se restructurer à l'abri des demandes de ses créanciers. — Gerard Julien afp.com

L'ex-fleuron de la photographie mondiale et emblème du capitalisme américain, Eastman Kodak, a annoncé jeudi qu'il s'était placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, ainsi que ses filiales aux Etats-Unis.

L'entreprise, qui a négocié une facilité de crédit de 950 millions de dollars auprès de la banque Citigroup, "pense qu'elle a des liquidités suffisantes pour effectuer son activité sous le chapitre 11, et continuer à fournir produits et services à ses clients comme à l'ordinaire", indique le groupe dans un communiqué.

Les filiales du groupe hors des Etats-Unis ne sont pas incluses dans la demande de placement sous le chapitre 11, qui a été faite auprès d'un tribunal de New York, précise Kodak.

La société plus que centenaire, basée à Rochester, dans le nord de l'Etat de New York, n'a cessé de décliner depuis qu'elle raté le train du numérique au tournant du millénaire.

Depuis 2003, Kodak a fermé 13 usines et 130 laboratoires et supprimé 47.000 postes, rappelle Antonio Perez, le PDG du groupe cité dans le communiqué.

"Maintenant nous devons terminer notre transformation en nous attaquant davantage à notre structure de coûts et en tirant efficacement de l'argent des actifs non stratégiques", déclare-t-il.