L'Allemagne abaisse sa prévision de croissance 2012 mais écarte une récession

© 2012 AFP

— 

Le gouvernement allemand a révisé à la baisse mercredi sa prévision de croissance pour l'année 2012 à 0,7%, contre 1% auparavant, en précisant qu'il ne craignait pas de récession pour la première économie européenne et qu'il espérait un rebond à 1,6% en 2013.
Le gouvernement allemand a révisé à la baisse mercredi sa prévision de croissance pour l'année 2012 à 0,7%, contre 1% auparavant, en précisant qu'il ne craignait pas de récession pour la première économie européenne et qu'il espérait un rebond à 1,6% en 2013. — Rainer Jensen afp.com

Le gouvernement allemand a révisé à la baisse mercredi sa prévision de croissance pour l'année 2012 à 0,7%, contre 1% auparavant, en précisant qu'il ne craignait pas de récession pour la première économie européenne et qu'il espérait un rebond à 1,6% en 2013.

L'Allemagne table sur un déficit public stable à 1% du Produit intérieur brut (PIB) et sur un taux de chômage de 6,8% en 2012. Mais l'évolution de la conjoncture "dépend de manière décisive de la croissance et de la stabilité des partenaires européens", a souligné le ministre de l'Economie Philipp Rösler, dans un communiqué.

Se tourner vers la demande intérieure

Une croissance continue de l'Allemagne n'est possible que si l'Europe elle-même connaît une croissance durable", a-t-il estimé. Le ministère de l'Economie, qui établit les prévisions au nom du gouvernement, "attend un creux temporaire pendant le semestre hivernal mais pas de récession" et se dit "intimement persuadé que l'Allemagne retrouvera un rythme de croissance plus élevé au cours de l'année".

La première économie européenne va voir "ses forces de croissance se déplacer de plus en plus vers la demande intérieure", consommation des ménages ou investissements des entreprises, au détriment des exportations, selon le rapport publié par le ministère.

"La prévision annuelle du gouvernement repose sur une condition centrale, qui est que cette année une solution à la crise en zone euro se rapproche et que l'incertitude sur les marchés se dissipe. Une aggravation de la crise serait sans conteste le risque principal pour l'évolution économique en 2012", prévient Berlin.

L'Allemagne, économie fortement exportatrice, estime que "des risques supplémentaires résident dans le ralentissement de l'économie internationale, en particulier si les Etats-Unis ne retrouvent pas le chemin de la croissance". Pour ce qui concerne les pays émergents, "leur croissance à court terme est freinée par la fin des politiques monétaires expansives et par la faiblesse des économies développées", mais "la dynamique de croissance de base reste intacte", assure Berlin.