Sommet de crise: FO refuse de parler de la TVA sociale avec Sarkozy

Reuters

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Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a réitéré mardi son refus d'évoquer la TVA sociale et la felxibilité du travail lors du sommet de crise mercredi avec Nicolas Sarkozy.

Il a précisé sur LCI qu'il exposerait au chef de l'Etat "quinze revendications ponctuelles qui devraient être satisfaites rapidement si le pouvoir le veut."

Jean-Claude Mailly a cité par exemple le chômage partiel, la formation des chômeurs de longue durée ou la remise en place de l'allocation équivalent-retraite.

En revanche, il s'est montré catégorique sur la TVA sociale : "S'il veut en parler, moi, c'est une fin de non recevoir", a-t-il dit.

Il avait déjà qualifié "d'erreur économique" de "dire qu'on va améliorer la compétitivité de l'économie française en diminuant le coât du travail".

Le "patron" de FO a jugé inutile de poursuivre une politique d'austérité puisque celle-ci n'a pas évité la dégradation de la note française par l'agence S&P.

Dans la limite ou beaucoup de mesures d'austérité avaient été faites pour garder le triple A, dans la limite ou on l'a perdu, ce n'est plus la peine de faire de l'austérité, il faut faire autre chose maintenant", a-t-il dit.

Prié de dire s'il tiendrait le même discours devant Nicolas Sarkozy, il a répondu : "Je ne suis pas sâr qu'il l'entende, mais je le tiendrai quand même".