Laurence Parisot confiante avant le «sommet sur la crise»

MEDEF La patronne des patrons croit à «une étape décisive» pour la compétitivité française...

Gilles Wallon

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 Laurence Parisot, présidente du Medef
 Laurence Parisot, présidente du Medef — WITT/SIPA

Optimisme au Medef à la veille du sommet social. La patronne des patrons Laurence Parisot s'est dite convaincue ce mardi qu'une «étape nouvelle, décisive et porteuse d'espoir pour les entreprises» serait «franchie» au terme de la réunion prévue mercredi à l'Elysée, où les syndicats et le patronat sont conviés pour discuter compétitivité, durée du travail, chômage partiel et TVA sociale, des sujets sur lesquels Nicolas Sarkozy doit rendre des arbitrages à la fin janvier.

«L'important, c'est qu'il est désormais reconnu qu'il y a un enjeu de compétitivité, et que le coût du travail dans notre pays nous affaiblit tous», a estimé Laurence Parisot, très favorable comme Nicolas Sarkozy à la mise en place d'une TVA sociale, dont le principe consiste à faire baisser les charges patronales ou salariales, qui financent la protection sociale, et à les remplacer par une hausse de la TVA. Une idée qui inquiète les syndicats de salariés qui craignent une hausse du coût de la vie.

«Investir, embaucher, gagner des appels d'offre»

Laurence Parisot plaide en fait pour une «solution mixte», consistant à faire baisser les charges patronales et salariales, ce qui augmenterait un peu le salaire net. Elle souhaiterait les coupler à des hausses de la TVA et de la Contribution sociale généralisée (CSG), ce prélèvement proportionnel sur la quasi-totalité des revenus des ménages (travail, retraite, patrimoine...), dont les revenus sont reversés à la Sécurité sociale.

Pour les entreprises, les baisses de charges patronales représenteraient «des possibilités en plus pour investir, embaucher, gagner des appels d'offres, augmenter les salaires», et d'être plus compétitifs sur le marché européen, a argumenté la présidente du Medef lors d'une allocution à Paris.

Laurence Parisot a également jugé que «l'électrochoc» de la dégradation de la note de la dette française par Standard & Poor's était un appel à «plus de flexibilité» dans le marché du travail. «Nous n'avons pas attendu Standard & Poor's pour faire ce diagnostic», a-t-elle affirmé, avant de mettre en garde Nicolas Sarkozy concernant la mise en place d'une taxation sur les transactions financières. «Il faut une approche coordonnée entre Londres, Francfort et Paris, au minimum. Il ne peut pas y avoir de divergences fiscales entre ces places financières», s'est-elle alarmée.