Prix de l'essence: «J'ai totalement abandonné la voiture individuelle depuis plus de 20 ans»

VOS TÉMOIGNAGES ous avez réagi à la nouvelle augmentation des prix de l'essence...

C.La

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Vu d'une pompe à essence à Paris le 8 février 2011
Vu d'une pompe à essence à Paris le 8 février 2011 — G. Varela / 20 Minutes

Le carburant n’a jamais été aussi cher. Face à ces hausses, vous êtes nombreux à limiter vos trajets en voiture ou à privilégier des moyens de transports alternatifs. Même si pour beaucoup d’entre vous, la voiture reste indispensable. Voici une sélection de vos témoignages, recueillis dans les commentaires et sur notre page Facebook.

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Lekhmervert:
«J'ai totalement abandonné la voiture individuelle depuis plus de 20 ans»

«J'ai totalement abandonné la voiture individuelle depuis plus de 20 ans. J'avais le choix, à l'époque, entre un appartement en plein centre ville et une maison individuelle à la campagne (40 kms de ma capitale régionale). La plupart de mes amis ont fait le choix de la maison individuelle et l'obligation d'avoir une à deux automobiles, moi j'ai pris l'appartement en centre ville et les transports en commun. Aujourd'hui je me félicite de ma perspicacité: le prix de mon appartement a plus que doublé, plus personne ne veut vivre à 40 kms de son lieu de travail, le travail est en centre ville, les maisons individuelles loin des lieux de travail ne se vendent plus, selon moi.»

Abbylongtoyou: «Si ma fille n'était pas en conduite accompagnée, j'aurais revendu ma voiture»

«Je limite au maximum mes déplacements en voiture. Je prends les transports en commun dès que je peux. Ma fille vient de commencer la conduite accompagnée et, là, pas de mystère, il faut rouler. Donc on restreint d'un côté pour qu'elle puisse rouler plus souvent. S'il n'y avait pas eu cette conduite accompagnée, je pense que j'aurais revendu ma voiture. C'est compliqué pour faire les courses, mais au moins, on n'est pas tenté de remplir son caddie puisqu'après, il faut tout porter à bout de bras jusqu'à la maison. Quand je vois le nombre de voitures qui roulent avec une seule personne à bord, je me dis qu'il y a peut-être des efforts à faire du côté du covoiturage. Seulement les temps ne sont pas à la solidarité.»

Gegems: «Habitant en pleine campagne, je ne peux pas me passer de voiture»

«Le problème de l'essence, c'est qu'on ne peut pas s'en passer, on l'a bien vu l'an dernier lors des "pénuries", et le chantier que ça a entrainé. Pour ma part, j'habite au fond de la campagne, et intérimaire, je ne peux pas me passer de voiture pour le moment. J'ai passé deux ans en apprentissage, où mes principales dépenses étaient le logement et les transports (trains + essence pour ma voiture) et mon budget courses par semaine était réduit à 5 euros, et encore je n'arrivais pas à joindre les deux bouts à la fin du mois... Heureusement que j'avais quelques conserves de légumes de mes parents. Je pense surtout que le covoiturage, la colocation, sont des bonnes solutions, car le monde égoïste et personnel que nous connaissons aujourd'hui est bien répugnant....»

Croux59: «Le deux-roues est plus pratique, mais la voiture reste incontournable»

«Le deux-roues motorisé est de loin le plus pratique. Mais je préfère prendre la voiture, et ce pour plusieurs raisons. D'abord, on craint moins les chauffards. Ensuite, on est très vite au tapis quand les routes sont mal entretenues. Après, quand on a des courses à faire et qu'on a besoin d'un coffre, on n'a pas trop le choix. Enfin, la météo, qui peut être déterminante... Pour tout déplacement où l'on doit soigner sa présentation, et/ou pour transporter des objets encombrants, la voiture est indispensable selon moi.  Il y a bien sûr le cas où les transports en commun ne relient pas le point A au point B. (…) Les trajets travail/domicile ne cessent de s'allonger. Un véhicule personnel est de plus en plus souvent exigé pour décrocher ou conserver un emploi. Bref c'est incontournable.»

Melodie75 : «Je vais devoir choisir entre manger, mettre de l’essence ou payer mon loyer»

«Ça devient très chaud quand on a une vieille voiture qui consomme beaucoup, que l’on est au chômage et que l’on doit se rendre à des entretiens loin des transports. Et honnêtement, il y a même des fois où l’on se dit: "si je suis engagée, comment je vais faire pour m'y rendre tous les jours? Car avec le SMIC qu'ils me proposent, je vais devoir choisir entre manger, mettre de l'essence ou payer mon loyer". Et l'effet Kiss-Cool, c'est d'ajouter derrière: "si je suis engagée, pourvu que ma vieille voiture ne me lâche pas, sinon je ne peux pas en acheter une autre (vu que SMIC moins loyer moins essence moins bouffe = pas de quoi mettre de côté pour en acheter une)"»

Alexandrine: «Depuis deux ans, je privilégie les transports en commun»

«Ça fait deux ans que je l'utilise au minimum. Je privilégie déjà les transports en commun. Alors déjà pour des raisons financières (essence et entretien de la voiture), mais aussi pour des raisons écologiques. Cependant, elle m'est indispensable pour les courses (avec deux enfants, le caddy hebdomadaire est bien rempli) et pour les destinations pas ou mal desservies par les transports en commun, bus ou tram (je suis à Nancy).»

Anne: «Si ça augmente encore, je m’oriente vers le covoiturage»

«Je préférerais m'orienter vers le covoiturage si ça augmente encore. Au moins là, les frais sont partagés. Cette hausse est une honte! Pour ma part, à 24 ans et au chômage, je n'ai pas des fortunes à mettre dans mon essence. J'en ai assez de payer toujours plus cher. Je n'ai qu'une année d'expérience à mon actif professionnellement et je suis déjà en difficulté parce que le coût de la vie est extrêmement élevé (les prix augmentent mais les salaires eux, ne bougent pas).  Je n'ai même pas vraiment commencé dans la vie que je me demande de quoi sera fait demain.»