Naufrage du Concordia: Le croisiériste fait ses comptes

CATASTROPHE Le chavirage du paquebot coûtera au minimum 75 millions d'euros à Carnival, la maison mère de la compagnie Costa Cruises...

Claire Planchard

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Le Costa Concordia au large de l'île de Giglio, en Italie le 15 janvier 2012.
Le Costa Concordia au large de l'île de Giglio, en Italie le 15 janvier 2012. — AP Photo/Gregorio Borgia

Le naufrage sera-t-il aussi économique? Alors que le bilan humain s’alourdissait encore lundi matin avec la découverte d’une sixième victime, l’action de Carnival, le groupe américain propriétaire du bateau, chutait de 23% dans les premiers échanges  la bourse de Londres. 

«85 à 95 millions de dollars» de manque à gagner

Tout en assurant que sa priorité reste pour l’heure «la sécurité de ses passagers et de son personnel», le PDG de Carnival, Micky Arison, a dû donner lundi des précisions sur les pertes encourues par ses actionnaires.

Le croisiériste a ainsi livré un premier chiffrage du prix de la catastrophe: «Le navire devrait être hors service pour le reste de notre exercice fiscal, voire plus longtemps. Pour l'année se terminant le 30 novembre 2012, l'impact sur le bénéfice 2012 pour perte d'utilisation devrait être de quelque 85-95 millions de dollars, soit 0,11-0,12 dollar par action», indiquait-il lundi matin dans un communiqué. 

Un impact total encore «inestimable»

Le groupe indique en effet qu’il «auto-assure» la perte d’utilisation du navire, mais qu’en revanche le paquebot est couvert par une assurance, avec une franchise d'environ 30 millions de dollars et que les dommages infligés aux tiers sont eux aussi couverts avec une franchise de l'ordre de 10 millions de dollars «pour cet incident».

Par ailleurs, le groupe anticipe un «impact supplémentaire sur ses activités», qu'il dit «ne pas être en mesure d'évaluer à ce stade».  Cet accident pourrait en effet faire sombrer la réputation de la compagnie pendant de longues années.