Quelles sont les dix agglomérations les plus productives de France?

Claire Planchard

— 

Vue aerienne de Paris et  de sa banlieue.
Vue aerienne de Paris et  de sa banlieue. — WITT/SIPA

Marne-La-Vallée plus productive que Lyon et Cannes davantage que Marseille? Voilà quelques-uns des enseignements de cette étude sur le «Rôle économique des grandes villes et agglomérations», réalisée par l’AMGVF en partenariat avec les Caisses d’Epargne.

1. Paris: 80.528 euros/habitant
2. Saint-Quentin-en-Yvelines: 73.312 euros/habitant
3. Rennes: 54.748 euros/habitant
4. Evry: 53.568 euros/habitant
5. Toulouse: 50.864 euros/habitant
6. Val Maubué /Marne-la-Vallée: 47.955 euros/habitant
7. Aix-en-Provence: 47.923 euros/habitant
8. Orléans: 46.355 euros/habitant
9. Bordeaux: 44.849 euros/habitant
10. Cannes: 43.344 euros/habitant

Ce comparatif est une première en France: il a pu être réalisé à l’échelle des 112 communautés et villes membres de l’AMGVF à partir de données de PIB régionales de l’Insee compilées par Bercy dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle.

Des territoires plus ou moins attractifs pour les grands groupes

Ces résultats plutôt surprenants sont toutefois logiques: des communautés urbaines comme celles d’Evry ou de Marne-la-Vallée ont la particularité d’avoir relativement peu d’habitants mais d’accueillir sur leur territoire des sites de groupes mondiaux..

A titre d’exemple, la communauté urbaine de Saint-Quentin-en-Yvelines regroupait ainsi en 2008 quelque 145.513 habitants sur ses sept communes, mais elle comptait parmi ses principaux employeurs (plus de 1.500 emplois), des groupes comme Renault, Bouygues Construction, Crédit Agricole, EADS, Thalès et France Télécom…

«La richesse du territoire n’est pas celle des habitants»

Cette étude révèle ainsi que 50% de la richesse produite par le pays est effectuée sur le territoire des grandes agglomérations. Dans le détail, 21 agglomérations ont une valeur ajoutée supérieure ou égale à 50% de la valeur ajoutée de leur département.

Attention toutefois à  ne pas s’y méprendre: «la richesse du territoire n’est pas celle des habitants» souligne l’enquête. «La valeur ajoutée des territoires n’induit nullement que les habitants de ces territoires ou leurs collectivités arrivent à conserver l’essentiel des valeurs produites car de nombreux et puissants transferts sont à l’œuvre» notent les auteurs. L’imposition (impôt sur le revenu et fiscalité locale) est ainsi le premier facteur de redistribution de ces richesses au niveau local et à l’échelle nationale.