Evolution du cours de l'action Iliad (Free) en 2011
 Evolution du cours de l'action Iliad (Free) en 2011 — www.bourse.e24.com

TELEPHONIE

Free rêve de CAC 40

24 heures après l'annonce de ses premiers forfaits de téléphonie mobile, Free, le désormais quatrième opérateur français, coté pour l'heure au deuxième indice boursier parisien, peut-il rêver de mieux?...

Le titre Iliad, maison mère de Free, est coté à ce jour sur le SBF 120, qui regroupe les 120 principales valeurs de la place parisienne. Son cours a atteint mardi un plus haut historique à 97,67 euros ( +2,83% sur la journée), depuis son introduction en Bourse en 2004. L’action était à 81,75 euros il y a un an ( 19,74% sur un an). Sa capitalisation boursière s'élève à 5,3 milliards d'euros, un chiffre plus élevé que certaines valeurs du CAC 40. De quoi s’interroger sur une éventuelle promotion.

Dans le même temps, les titres Vivendi (SFR), France Telecom (Orange) et Bouygues connaissent des fortunes diverses. Hier, Bouygues dévissait de 1,53%, la plus forte baisse de mardi. Vivendi se maintenait ( 0,25%) tandis que France Télécom, après avoir été instable toute la journée, finissait en hausse d’1,50%, réagissant très bien à l’arrivée de Free. Sur un an, les trois opérateurs historiques évoluent respectivement à -27,51%, -21,31% et -24,32%.

Free doit réduire son flottant pour accéder au CAC 40

Les conditions d’accès au CAC 40 sont clairement fixées, comme nous le rappelions sur notre site il y a peu. Le conseil scientifique des indices de Nyse Euronext pourrait réfléchir cette année à un passage au niveau supérieur au vu des résultats de Free. Son avenir boursier pourrait dès lors dépendre de la réussite de son offre mobile.

A ce sujet, Xavier Niel, le patron de Free, commentait la situation de sa boîte. L'absence d'entreprises de nouvelles technologies dans le CAC 40 constitue «un vrai problème parce qu'on a une France avec de vieilles entreprises et ce n'est pas là qu'on fait de l'emploi» a-t-il estimé mercredi, sur les ondes de BFM.

«Les gens qui créent les indices doivent réfléchir parce que c'est important d'avoir des entreprises de nouvelles technologies dans ces indices. C'est là où l'emploi est créé, c'est là où l'on voit le modernisme d'un pays», a expliqué Niel, soulignant qu'aux Etats-Unis, ces entreprises «représentent 50% de la constitution des indices.» Free a employé 1.500 personnes sur son dernier projet mobile avant même d’avoir un client.

«Ne pas avoir des entreprises qui ont moins de 15, 20, 25 ans, dans le grand indice français du CAC 40, c'est un problème», a-t-il déclaré.

Les valeurs technologiques au sens large sont le parent pauvre de l'indice parisien et représentent moins de 10% de la capitalisation totale du CAC 40. A une question lui demandant si Free devait entrer au CAC 40, Niel a répondu: «Ce n'est pas nous qui décidons et ce n'est pas le sujet.»

Ce ne sera toutefois pas pour tout de suite. Stéphane Beyazian, analyste financier chez Raymond James Euro Equities,  explique: «Le flottant est trop petit – la liquidité trop faible (son flottant est estimé à 26,59% et le volume d'échange tourne autour de 100.000 titres) –, pour accéder au CAC 40. Free doit d’abord vendre des titres. Mais au final, pour le cours de l’action, se serait bien entendu une bonne nouvelle.»