La Russie envisage de reporter la privatisation d'entreprises énergétiques

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La Russie envisage de reporter la privatisation de plusieurs compagnies énergétiques publiques, parmi lesquelles le numéro un russe du pétrole Rosneft, en raison notamment de la faible valorisation du cours de leurs actions, a rapporté mercredi le quotidien russe Kommersant.
La Russie envisage de reporter la privatisation de plusieurs compagnies énergétiques publiques, parmi lesquelles le numéro un russe du pétrole Rosneft, en raison notamment de la faible valorisation du cours de leurs actions, a rapporté mercredi le quotidien russe Kommersant. — Dmitry Kostyukov afp.com

La Russie envisage de reporter la privatisation de plusieurs compagnies énergétiques publiques, parmi lesquelles le numéro un russe du pétrole Rosneft, en raison notamment de la faible valorisation du cours de leurs actions, a rapporté mercredi le quotidien russe Kommersant.

Le vice-premier ministre russe, Igor Setchine, a préparé des propositions sur ce plan de privatisation, annoncé dès 2010, qui doivent être examinées par le ministère de l'Economie, ont indiqué des sources gouvernementales au journal.

"M. Setchine insiste sur le fait qu'il ne faut pas se hâter de privatiser les grosses entreprises publiques du secteur énergétique, en particulier de Rosneft, Transneft, Zaroubejneft, de la Compagnie fédérale des réseaux électriques (FSK) et (l'opérateur hydro-électrique) Rousguidro", écrit Kommersant.

Le responsable invoque notamment le cours actuel des actions de ces compagnies: selon M. Setchine, les actions Rosneft devraient être vendues entre 10,2 et 10,8 dollars, alors qu'elles sont actuellement cotées autour de 7 dollars.

Les autorités russes avaient annoncé en 2010 avoir approuvé un vaste programme de privatisations pour les prochaines années, élargi en 2011, destiné à rapporter plusieurs dizaines de milliards d'euros et à combler le déficit budgétaire creusé depuis 2009, année noire pour la Russie.

Il était notamment prévu que Moscou vende 10-15% de Rosneft pour près de 5 milliards d'euros.

Mais le budget du pays est revenu depuis à l'équilibre, à la faveur des cours élevés des hydrocarbures tandis que les marchés financiers ont connu une forte volatilité en raison de la crise de la dette dans la zone euro et des craintes de récession mondiale.

Pour l'instant, la seule privatisation partielle effectuée à été celle de la banque VTB, qui a vendu en février 2011 10% de son capital pour 2,4 milliards d'euros.