Air France-KLM finalise sa commande de long-courriers à Boeing

Reuters

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Air France-KLM a annoncé mardi la signature du contrat d'acquisition de 25 B787-9 à Boeing, assorti d'une option pour autant d'appareils, précisant que les discussions se poursuivaient avec Airbus sur la commande de 25 A350.

La compagnie franco-néerlandaise avait annoncé en septembre 2011 une méga-commande de 110 long-courriers, dont une partie ferme de 50 appareils évaluée à quelque 12 milliards de dollars au prix catalogue et également répartie entre le constructeur européen et son rival américain. (Voir )

Air France-KLM confirme la signature avec Boeing du contrat d'acquisition de 25 commandes fermes de Boeing 787-9 assorties de 25 options", a précisé une porte-parole de la compagnie.

Le premier Boeing 787-9 entrera en service chez KLM en 2016 et ultérieurement chez Air France, a-t-elle précisé, rappelant que les livraisons s'échelonneraient jusqu'en 2026.

Les négociations se poursuivent avec Airbus et (le motoriste britannique) Rolls-Royce pour la finalisation du contrat qui concerne les commandes d'Airbus A350", a ajouté la porte-parole.

Selon des sources syndicales, le conseil d'administration d'Air France prévu jeudi matin - au lendemain de celui du groupe franco-néerlandais à Amsterdam - devrait avaliser des mesures d'économies portant sur les investissements et un gel des salaires, sans toutefois toucher à l'emploi. (Voir )

Airbus, qui présentera ses commandes pour 2011 lors d'une conférence de presse annuelle le 17 janvier, intègrera la finalisation de celle de 10 A380 passée au salon aéronautique du Bourget en juin dernier par Hong-Kong Airlines.

Selon des sources industrielles, la Chine avait empêché la concrétisation de la commande en guise de protestation contre le système de système ETS (Emission Trading Scheme) qui permet l'échange et l'achat de droits à polluer dans l'Union européenne, mis en place le 1er janvier dernier.

L'Association du transport aérien chinois (Cata) a annoncé début janvier que les compagnies aériennes du pays ne participeraient pas à ce système, qui oblige les transporteurs desservant l'Europe à se conformer à ce système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre conçu pour lutter contre le réchauffement climatique.