Mario Monti: L'Italie ouverte à une taxe Tobin au niveau européen

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L'Italie est disposée à travailler à la mise en place d'une taxe sur les transactions financières "au niveau de l'Union européenne", a déclaré dimanche soir le chef du gouvernement italien Mario Monti, qui a exclu d'instaurer un telle taxe unilatéralement en Italie.
L'Italie est disposée à travailler à la mise en place d'une taxe sur les transactions financières "au niveau de l'Union européenne", a déclaré dimanche soir le chef du gouvernement italien Mario Monti, qui a exclu d'instaurer un telle taxe unilatéralement en Italie. — Miguel Medina afp.com

Rome est disposé à travailler à la mise en place d'une taxe sur les transactions financières au niveau de l'Union européenne, a déclaré dimanche soir le chef du gouvernement italien Mario Monti, tout en exclant d'instaurer un telle taxe, dite Tobin, unilatéralement en Italie.

"Le gouvernement de (mon prédécesseur Silvio) Berlusconi avait fait part de son opposition au niveau européen, j'ai fait part en revanche de l'ouverture du gouvernement italien sur ce thème", a répondu M. Monti à la demande d'un journaliste sur la chaîne de télévision publique RAI 3.

Disposés à y travailler, mais pas si elle ne concerne que l'Italie

"Nous sommes disposés à y travailler, mais jamais au grand jamais si elle ne concernait que l'Italie. En revanche, pendant une phase au cours de laquelle nous avons un grand intérêt à obtenir la collaboration étroite de pays comme l'Allemagne et la France, pourquoi pas?" a-t-il affirmé. "Cela n'a rien à voir avec le fait que j'ai été l'élève du Pr Tobin", a-t-il plaisanté.

Vendredi, le président français Nicolas Sarkozy a suscité l'agacement de ses partenaires européens en déclarant que la France n'attendrait pas qu'ils trouvent un consensus pour mettre en oeuvre la taxe en France. Berlin a sèchement rappelé que sa position était "inchangée. "Le but est d'aboutir à l'instauration d'une taxe sur les transactions financières dans l'Union européenne", a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert.

Ce dimanche, le Premier ministre britannique David Cameron est allé encore plus loin, réaffirmant son opposition à toute taxe à moins qu'elle ne soit décidée au niveau mondial. Nicolas Sarkozy doit rencontrer lundi à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel, pour harmoniser leurs positions avant un sommet européen à la fin du mois, un sommet trilatéral avec l'Italie est prévu le 20 janvier à Rome.