Cameron redit son opposition à une taxe européenne sur les transactions financières

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Le Premier ministre britannique David Cameron a réaffirmé dimanche son opposition à une taxe européenne sur les transactions financières, à moins qu'elle ne soit décidée au niveau mondial.
Le Premier ministre britannique David Cameron a réaffirmé dimanche son opposition à une taxe européenne sur les transactions financières, à moins qu'elle ne soit décidée au niveau mondial. — Ben Stansall afp.com

Le Premier ministre britannique David Cameron a réaffirmé dimanche son opposition à une taxe européenne sur les transactions financières, à moins qu'elle ne soit décidée au niveau mondial.

"Une taxe sur les transactions qui ne serait mise en place qu'en Europe (...) nous coûterait des emplois, nous priverait de revenus fiscaux, ce serait néfaste pour toute l'Europe, nous verrions partir énormément d'organismes financiers", a mis en garde David Cameron lors d'une émission télévisée sur la BBC.

"Je m'y opposerai, à moins que le reste du monde décide en même temps d'une telle taxe", a ajouté le Premier ministre britannique, soucieux des intérêts de la City, première place financière d'Europe.

"Si les Français veulent mettre en place cette taxe sur les transactions financières dans leur propre pays, libre à eux de le faire", a-t-il ajouté.

Le président Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi que la France n'attendrait pas que ses partenaires européens trouvent un consensus sur le sujet pour mettre en oeuvre la taxe sur les transactions financières. Il n'a toutefois pas précisé la date à laquelle elle pourrait entrer en vigueur.

Le sujet d'une taxe sur les transactions financières, relancé en août dernier par le couple franco-allemand, a été débattu au G20 en novembre à Cannes. Mais un grand nombre de pays sont opposés à une taxe mondiale, comme les Etats-Unis et la Chine.