Europe: Paris ne doit pas servir de «roue de secours» à Berlin, affirme Prodi

UNITE L'ancien président du Conseil italien souhaite que la France reprenne son rôle de «ciment» de la construction européenne...

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Le devoir de la France est de "recomposer l'unité européenne, pas de servir de roue de secours à l'Allemagne", a affirmé l'ex-président du Conseil italien Romano Prodi (gauche) dans un éditorial et un entretien publiés dimanche.
Le devoir de la France est de "recomposer l'unité européenne, pas de servir de roue de secours à l'Allemagne", a affirmé l'ex-président du Conseil italien Romano Prodi (gauche) dans un éditorial et un entretien publiés dimanche. — Philippe Lopez afp.com

Le devoir de la France est de «recomposer l'unité européenne, pas de servir de roue de secours à l'Allemagne», a affirmé l'ex-président du Conseil italien Romano Prodi (gauche) dans un éditorial et un entretien publiés dimanche dans deux quotidiens différents.

«Concernant les décisions, il est clair que l'euro dépend de l'Allemagne, mais l'attitude de la France est tout aussi importante», estime-t-il dans un interview au Corriere della Sera.

«Je me demande pourquoi Paris a cessé d'être le ciment de l'Europe», déplore-t-il. «Avec la crise qui commence à faire sentir ses effets, la France est elle aussi à risque et (le président français) Nicolas Sarkozy a compris qu'il ne peut pas continuer à suivre l'Allemagne», note-t-il.

«Une entente à trois ne suffit pas»

Concernant le sommet Paris-Berlin-Rome prévu le 20 janvier, même «si les sommets sont importants, une entente à trois ne suffit pas, désormais il est clair qu'il en faut beaucoup plus», ajoute l'ex-président de la Commission européenne.

Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi qu'il irait en Italie, avec la chancelière allemande Angela Merkel, le 20 janvier, pour y rencontrer le chef du gouvernement italien Mario Monti.

Jusqu'à présent en Europe, «les seules décisions prises concernent le diminution du déficit, des décisions nécessaires et sacro-saintes mais qui, si elles sont imposées sans mesures de relance, ne peuvent que conduire à une aggravation de la situation économique», juge par ailleurs Romano Prodi dans un éditorial publié par le quotidien Il Messaggero.