La dette des grandes économies à échéance en 2012 est de 5,9 mille milliards d'euros

ECONOMIE Et les taux d’emprunt augmentent constamment…

Bertrand de Volontat

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 Dette américaine en décembre 2011
 Dette américaine en décembre 2011 — RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

Le New York Times fait le point sur les dettes à échéance en 2012. Et les taux d’emprunts ne cessent d’augmenter. 3 mille milliards de dollars pour le Japon, 2,8 pour les Etats-Unis. Du côté européen, l’Italie en aura pour 428 milliards, la France 367, l’Allemagne 285. Le dette canadienne est de 221 milliards, celle du Brésil de 169 et du Royaume-Uni de 165. La Chine n’aura que 121 milliards à échéance en 2012, l’Inde 57, et la Russie, loin derrière, avec 13 milliards. Soit un montant de la dette mondiale à échéance 2012 s’élèvant à  7,6 mille milliards de dollars.

Le plus dur reste de trouver des investisseurs

De la perte du triple A américain à la mise sous surveillance de quinze Etats européens, les Etats ont aujourd’hui besoin de près de 8 mille milliards de refinancement (avec les intérêts). Les investisseurs sont de plus en plus exigeants alors que les Etats se battent entre récession économique débutée et dette en augmentation continue.

Les situations de déficit public des Etats n’arrangent en rien leur situation, solvabilité auprès des éventuels acheteurs de dette. En somme, plus la dette augmente, moins le nombre d’acheteurs potentiels grimpe. Imparable.

Les banques centrales pour sortir de la spirale infernale

Les taux d’emprunts s’envolent tant que des pays comme la Grèce, le Portugal et l’Irlande ont dû s’en remettre aux bons soins de l’Union européenne et du FMI. Les taux devraient augmenter de 39% pour les pays du G7. Ils seront stables pour la Chine et en baisse de 8% pour l’Inde. Plus un Etat est sain, moins son taux est élevé. Un cercle vertueux pour les uns, vicieux pour les autres.

Les deux plus gros endettés, le Japon et les Etats-Unis, n’ont en revanche que peu de problème à emprunter, les Etats-Unis notamment bénéficiant du rôle du dollar sur la scène internationale. Le Japon émet pour sa part à 10 ans pour 1% - contre 2,18 pour les Etats-Unis. Le taux le plus bas au monde après la Suisse. Un moindre mal. 

Les banques centrales participent au maintien de la demande en fixant des taux directeurs bas ou en achetant des obligations via l’assouplissement quantitatif (permettant d’augmenter la masse monétaire). Tout porte à croire que la BCE par exemple, qui vient de verser une somme record aux banques – qui n’ont d’ailleurs pas alimenté les liquidités des Etats et ont replacé la majorité auprès de la BCE – devra aider à nouveau les Etats directement. Là est le cœur du problème. 

Pour mémoire, la dette mondiale est de 40 mille milliards d’euros environ. En direct, sur le site de The Economist.