Immobilier: les prix de l'ancien devraient baisser en 2012

IMMOBILIER Après une année 2011 portée par des taux d'intérêts en faible hausse, grâce à la primo-accession et la plus-value, le marché de l'immobilier ancien pourrait voir ses prix baisser et son activité ralentir...

Bertrand de Volontat

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Une agence immobilière, à Paris.
Une agence immobilière, à Paris. — APESTEGUY/SIPA

Disparition du prêt à taux zéro (PTZ+), fin du Scellier à la fin de l’année, réforme de la plus-value, attentisme pré-présidentiel et parcours résidentiels grippés. Autant de critères qui influent sur les ventes et le prix, dernière variable disponible pour se faire une idée du marché français de l’immobilier ancien en 2012. Un marché sur lequel les tendances restent encore floues, à en croire la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM), en conférence de presse ce mardi.

70% du marché français impacté par les changements en 2012

Ainsi, si le prix de l’immobilier ancien a fini l’année 2011 en hausse de 7,3% par rapport à 2010, avec un quatrième trimestre stable (0%), il devrait en revanche être baissier en 2012. «Entre 0 et -5%», selon la Fédération, qui exclue toute hausse possible l’an prochain. Le resserrement des conditions d’octrois de crédits, le raccourcissement de la durée des emprunts, la stagnation du pouvoir d’achat  et la baisse de confiance des ménages seront les raisons qui pourraient amener à une baisse des prix. Les caractéristiques d’un pays en récession. Les prix pourraient toutefois tout aussi bien être stables si les conditions de crédit restent favorables ou si la pression de la demande demeure importante. Difficile de se faire une opinion à l'heure actuelle...

Du côté des achats, le nombre d’opérations devrait baisser de 15% en 2012, atteignant 700.000 opérations contre 800.000 sur 2011. «Le PTZ+ réduisait l’effort de 10 à 15%», constate le président de la FNAIM, qui estime donc que moins de Français se lanceront dans des achats immobiliers. En 2011, 300.000 ménages ont bénéficié du PTZ+, soit 40% du marché. «Avec 30% d’acheteurs sur le marché qui bénéficiaient de la plus-value, c’est donc 70% du marché qui est impacté en 2012», poursuit le président.

Ainsi, même si la pierre reste un investissement stable de longue durée, la fin des aides de l’Etat et le flou pour l’année 2012 font que les Français restent sceptiques sur cette option de placement de leur argent. 

2011 a été une année record, aussi bien en termes de prix que de ventes. Après 2% d’augmentation des prix en 2010, les années noires de 2008 et 2009 pour les prix de l’immobilier sont gommés, les prix présentant une apparente stabilité sur quatre ans, après dix années de hausse continuelle, entre 1998 et 2007.