Automobile: 2011 a été une plutôt bonne année

AUTOMOBILE L'année aura été plutôt bonne, comme l'explique François Roudier pour «20 minutes»...

Bertrand de Volontat

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 Des voitures neuves Citroën
 Des voitures neuves Citroën — JACQUES BRINON/AP/SIPA

10% de contraction du marché français étaient prévus en janvier dernier pour l’année 2011. Avec une réduction de 2,1% seulement par rapport à 2010, soit 2.204.065 voitures particulières, la période post-prime à la casse n’aura finalement pas été si mal appréciée par les constructeurs. Le  Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) a publié ce lundi les chiffres mensuels et annuels des immatriculations de voitures neuves sur le marché français. Analyse et tentatives de prévisions.

Encore trop tôt pour prévoir les résultats de 2012

Ainsi, le premier trimestre 2011 fut très bon avec les dernières commandes issues de la prime à la casse. Le marché a ensuite connu un ralentissement puis une réelle chute en novembre et décembre avec une baisse significative des commandes des particuliers, notamment sur les petites voitures. «Ces deux derniers mois auront une conséquence négative sur les ventes du premier trimestre 2012, mais il s’agit finalement d’un mois de décembre assez traditionnel», analyse François Roudier, porte-parole du CCFA.

Du côté des constructeurs français – PSA Peugeot Citroën, Renault Dacia –, après avoir surperformé pendant deux ans, en 2009 et 2010, ils reviennent à des niveaux normaux. Leur part de marché est passée de 59,13% en 2010 à 56,44% cette année.  

Il est toutefois encore difficile de faire des prévisions pour 2012. «On y verra plus clair en avril, après les chiffres du premier trimestre», poursuit François Roudier. Nous attendons toutefois deux millions de commandes sur l’année». Un chiffre là aussi habituel - le BIPE prévoit très exactement pour 2012 un marché français proche de 2,05 millions d’unités.

Tout dépendra de trois facteurs: le moral des ménages, encore pessimistes en décembre, l’activité économique, qui pourraient influer sur les commandes des professionnels, et enfin le niveau du crédit, à la fois pour les consommateurs, les constructeurs et les concessionnaires.

Le durcissement du bonus-malus n’impactera pas le marché

Le marché français n’est toutefois pas celui qui inquiète le plus les constructeurs en 2012. Les marchés d’Europe du Sud essentiellement sont les réels sujets de préoccupation et influeront directement sur leurs prises de décisions quant à la réduction de leurs volumes de commandes et leur redirection vers les marchés émergents.

Enfin, en ce qui concerne le durcissement du bonus-malus, acté au 1er janvier, il ne s’agit que d’un «simple rééquilibrage du système, étant donné que le bonus-malus a trop bien fonctionné. C’était assez inattendu que les Français se précipitent vers l’écologie», constate le porte-parole, qui estime que le bonus-malus n’a plus aujourd’hui l’impact qu’il avait sur les ventes.

En 2012, il faudra surveiller de près le Mondial de l’Automobile à l’automne prochain à Paris. «La communication des constructeurs sera forte en 2012 sur les nouveaux modèles (208, Clio). Il faut aussi se rappeler que les Français sont très sensibles au prix», conclut François Roudier, pour expliquer qu’il sera important de rassurer et sensibiliser les consommateurs à ce sujet.