Orange lance sa riposte face à Free Mobile

TELECOM Dans une interview au «Figaro», Stéphane Richard, le PDG de France Télécom-Orange, assure que son groupe est prêt à affronter l'arrivée de son nouveau concurrent attendue au plus tard le 12 janvier prochain...

Claire Planchard
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Même pas peur! Alors que Free orchestre toujours le  buzz sur la date de son lancement commercial et laisse courir les  rumeurs autour d’une offre unique illimitée à 15 euros par mois, le  numéro un du secteur sort les griffes. «Nous avons  tout un arsenal de ripostes commerciales prêtes pour répondre très  rapidement aux offres de Free», assure Stéphane Richard dans une  interview parue lundi dans Le Figaro

«Tout ne se résume pas à un prix»

Parmi ses armes: une baisse des tarifs, bien sûr, mais pas seulement… «C’est une évidence nous pourrons jouer sur les prix en fonction de  ce que Free fera, mais tout ne se résume pas à un prix» estime Stéphane  Richard. 

Face à la promesse de Free de «diviser par deux la  facture des consommateur », Orange préfère jouer la carte de la  «segmentation marketing», autrement dit d’un panel de forfaits adapté  aux besoin de chacun.

«Free ne va pas tout rafler avec un prix unique.  Nous nous essayons de de proposer la meilleure offre pour chaque  catégorie d’utilisateur», explique ainsi le PDG d’Orange.

Le test de Noël réussi

Une stratégie déjà renforcée à l’automne avec le  lancement de Sosh, la nouvelle offre mobile d’Orange sans engagement,  uniquement disponible sur le web et destinée aux 18-35 ans  hyper-connectés. Soit le cœur de cible du challenger Free.

Et ce positionnement semble plutôt payer à en  croire la bonne résistance des ventes d’Orange à  Noël: avec 420.000  forfaits smartphone vendus (soit + 19 % par rapport à l’année dernière),  la traversée du désert n’a pas encore commencé pour  l’opérateur historique.

Mais le plus dur reste à venir. Parmi les dernières  rumeurs en date, Free pourrait envoyer dans les jours qui viennent une  carte SIM gratuite à tous ses abonnés Internet, histoire  de les pousser  encore un peu plus à faire des infidélités  à leur opérateur.