Avions F-15: USA et Arabie signent un contrat de 29,4 milliards de dollars

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La vente de 84 chasseurs-bombardiers F-15 américains à l'Arabie saoudite envoie le "message fort" que Washington est attaché à la sécurité dans le Golfe, au moment où l'Iran menace de fermer le détroit d'Ormuz, a indiqué un haut responsable américain jeudi.
La vente de 84 chasseurs-bombardiers F-15 américains à l'Arabie saoudite envoie le "message fort" que Washington est attaché à la sécurité dans le Golfe, au moment où l'Iran menace de fermer le détroit d'Ormuz, a indiqué un haut responsable américain jeudi. — Dmitry Kostyukov afp.com

Les Etats-Unis et l'Arabie saoudite ont signé un contrat de vente de 84 chasseurs-bombardiers F-15 et de modernisation de 70 autres appareils, pour 29,4 milliards de dollars au total, a annoncé jeudi la Maison Blanche en pleine montée des tensions avec l'Iran.

«Les Etats-Unis et l'Arabie saoudite ont signé un contrat (...) de fourniture d'avions de combat avancés F-15SA à l'armée de l'Air royale saoudienne», a précisé le porte-parole adjoint de Barack Obama, Josh Earnest, depuis Hawaii (Pacifique) où le président américain passe les fêtes de fin d'année. Cette vente d'armes avait déjà été soumise au Congrès américain fin 2010 et ce dernier n'avait pas soulevé d'objections. «D'une valeur de 29,4 milliards de dollars, ce contrat prévoit la production de 84 nouveaux avions et la modernisation de 70 appareils» F-15 déjà utilisés par Ryad, a précisé M. Earnest dans un communiqué, en vantant les conséquences «positives◄5 de cet accord pour l'économie américaine, notamment «50.000 emplois» ainsi «soutenus» aux Etats-Unis.

De même source, on indique que «cet accord renforce les relations solides et de longue durée entre les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, et démontre l'engagement des Etats-Unis à de fortes capacités défensives saoudiennes, une composante importante de la sécurité régionale». Hasard du calendrier ou pas, cette annonce intervient alors que la tension est très vive entre l'Iran, puissance régionale rivale de l'Arabie saoudite, et les Etats-Unis, alliés de longue date de Ryad, l'un de leurs principaux fournisseurs de pétrole. Téhéran a menacé ces derniers jours de fermer le détroit d'Ormuz, par où transite entre un tiers et 40% du trafic pétrolier mondial, en cas de nouvelles sanctions internationales contre son programme nucléaire controversé, un geste qui exposerait la République islamique à une réaction militaire des Etats-Unis.