Les JO d'Athènes en 2004 ont gonflé en partie la dette publique grecque

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Le coût de l'organisation des jeux Olympiques d'été à Athènes en 2004 a contribué en partie à faire augmenter la dette publique de la Grèce, a reconnu le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, dans un entretien publié mardi dans le quotidien grec Kathimérini.
Le coût de l'organisation des jeux Olympiques d'été à Athènes en 2004 a contribué en partie à faire augmenter la dette publique de la Grèce, a reconnu le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, dans un entretien publié mardi dans le quotidien grec Kathimérini. — Mladen Antonov afp.com

Le coût de l'organisation des jeux Olympiques d'été à Athènes en 2004 a contribué en partie à faire augmenter la dette publique de la Grèce, a reconnu le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, dans un entretien publié mardi dans le quotidien grec Kathimérini.

"Les JO ont joué leur rôle, 2% à 3% de la dette extérieure du pays a augmenté en raison du coût des Jeux", a indiqué Rogge.

Financés en grande partie par l'Etat grec, les Jeux d'Athènes, les premiers après les attentats du 11 septembre à New York, ont coûté environ 13 milliards d'euros, dont un milliard a été consacré à l'achat du système de sécurité de la société américaine SAIC.

Toutefois, Rogge, qui était également à l'époque président du CIO et avait suivi de près les préparatifs pour les Jeux d'Athènes, a souligné que "ce coût aurait pu être plus bas, s'il n'y avait pas eu d'importants retards dans les travaux pour les Jeux, ce qui avait entraîné à de doubles vacations et à des rémunérations coûteuses".

Il a ajouté que "la planification pour la rentabilisation des sites olympiques aurait pu être meilleure", en faisant allusion au manque de planification à l'époque pour leur utilisation après les Jeux.

La plupart de sites olympiques pour les JO-2004 n'avaient été achevés que quelques semaines avant le début de l'organisation, en août 2004.

Toutefois, Rogge avait alors félicité les Grecs pour avoir organisé "des Jeux de rêve, des Jeux inoubliables".

La Grèce, premier pays victime de la dette publique en Europe, est engluée dans une crise inédite depuis deux ans avec une dette publique de plus de 350 milliards d'euros.

Parmi les mesures pour faire face à cette crise, le pays prévoit un vaste programme de privatisation de 50 milliards d'euros, qui comprend certains anciens sites olympiques.