La Bourse de Paris termine à l'équilibre au terme d'une séance creuse

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La Bourse de Paris a terminé à l'équilibre mardi, tiraillée entre l'amélioration du moral des consommateurs américains et de mauvaises statistiques sur le front de l'immobilier aux Etats-Unis, dans un marché déserté par les investisseurs en cette période de trêve des confiseurs.
La Bourse de Paris a terminé à l'équilibre mardi, tiraillée entre l'amélioration du moral des consommateurs américains et de mauvaises statistiques sur le front de l'immobilier aux Etats-Unis, dans un marché déserté par les investisseurs en cette période de trêve des confiseurs. — Eric Piermont afp.com

La Bourse de Paris a terminé à l'équilibre mardi, tiraillée entre l'amélioration du moral des consommateurs américains et de mauvaises statistiques sur le front de l'immobilier aux Etats-Unis, dans un marché déserté par les investisseurs en cette période de trêve des confiseurs.

Après un week-end de trois jours, l'indice CAC 40 a grignoté 0,03% à 3.103,11 points dans des volumes d'échanges anémiques de 721,5 millions d'euros.

"La fermeture de la place financière de Londres, qui concentre une très grande partie des salles de marché, a enlevé énormément de volumes et la séance est restée creuse, d'autant que les investisseurs ont eu très peu d'informations à se mettre sous la dent", a résumé Frédéric Rozier, gérant d'actions chez Meeschaert Gestion Privée.

Une bonne surprise est venue, outre-Atlantique, de l'indice de confiance des consommateurs, remonté en décembre à son plus haut niveau depuis avril et ressorti nettement au-dessus des attentes des analystes.

En revanche, les prix de l'immobilier ont connu une nouvelle chute aux Etats-Unis en octobre, en dépit de la faiblesse des taux d'intérêt.

"Malgré des signes modestes de légère amélioration, la tendance globale reste morose, les ventes de biens et les nouvelles constructions stagnants à des niveaux extrêmement bas", a commenté Inna Mufteeva, analyste chez Natixis.

En Europe, l'actualité macroéconomique reste peu encourageante: en France, le chômage a atteint en novembre son niveau le plus haut depuis 12 ans, la Grande-Bretagne risque de replonger dans la récession en 2012 et l'économie espagnole va repasser dans le rouge dès le quatrième trimestre 2011.

Et les dépôts des banques de l'Union monétaire auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont atteint un nouveau record entre lundi et mardi, signe que les dysfonctionnements persistent sur le marché inter-bancaire malgré la méga-injection de liquidités de l'institut de Francfort la semaine dernière.

Du côté des valeurs, le secteur bancaire a souffert de ce regain de tensions. Société Générale a cédé 2,09% à 16,86 euros, Crédit Agricole 1,90% à 4,33 euros et BNP Paribas 1,14% à 29,95 euros.

Axa (-0,15% à 10,24 euros) et Schneider Electric (+1,09% à 39,12 euros) ont décidé de mettre un terme à leur alliance initialement destinée à contrer une offre d'achat inamicale.

France Télécom a clôturé à l'équilibre à 11,97 euros, après l'annonce de la vente de sa filiale suisse, Orange Suisse, pour 1,6 milliard d'euros.

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