Emploi: Xavier Bertrand veut favoriser le chômage partiel

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Le ministre du Travail Xavier Bertrand a souhaité mardi davantage de souplesse dans l'organisation du travail -- sans toucher aux 35 heures -- pour lutter contre le chômage, en relançant la double idée d'un pacte "compétitivité-emploi" et du chômage partiel.
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a souhaité mardi davantage de souplesse dans l'organisation du travail -- sans toucher aux 35 heures -- pour lutter contre le chômage, en relançant la double idée d'un pacte "compétitivité-emploi" et du chômage partiel. — Mehdi Fedouach afp.com

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a souhaité mardi davantage de souplesse dans l'organisation du travail - sans toucher aux 35 heures - pour lutter contre le chômage, en relançant la double idée d'un pacte «compétitivité-emploi» et du chômage partiel.

«L'idée d'un accord compétitivité-emploi, c'est l'aménagement du temps de travail ou de la production», en fonction de la situation, a expliqué Xavier Bertrand sur RTL.

«Quand ça ne va pas bien (pour l'entreprise) on peut adapter le temps de travail, s'il y a une garantie pour l'emploi», et travailler par exemple 30 heures seulement, «pas forcément payées 30 heures», a déclaré le ministre, au lendemain de l'annonce d'une nouvelle explosion du nombre de demandeurs d'emploi.

Fin novembre, 2,8 millions de personnes sans aucune activité étaient inscrites sur les listes de Pôle emploi (+1,1% sur un mois, +5,2% en un an), un niveau inégalé depuis novembre 1999, selon les chiffres publiés lundi.

«L'autre idée est celle de l'activité partielle», que le ministre veut rendre «plus simple et plus rapide à déclencher». «Cette crise, nous en sortirons, et pendant ce temps gardons les employés plutôt que de les licencier», a lancé le ministre, qui compte promouvoir ces deux pistes lors du sommet pour l'emploi que le président Nicolas Sarkozy a convoqué pour le 18 janvier.

Syndicats et patronat veulent tenter de parvenir à un accord sur une simplification du dispositif du chômage partiel avant ce sommet et devraient se retrouver le 6 janvier pour en discuter.

En revanche, pour Xavier Bertrand, il ne s'agit pas aujourd'hui de «toucher au temps de travail» et au seuil de déclenchement des heures supplémentaires, qui ferait «payer une deuxième fois (les 35 heures, ndlr) aux ouvriers et aux employés».

«Vous n'allez pas les amputer de leur pouvoir d'achat au moment où on a besoin de leur pouvoir d'achat pour la consommation et la croissance», a-t-il souligné.