Une économie allemande «particulièrement robuste» boucle 2011

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Le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, a estimé dans un entretien publié mardi que l'économie allemande était "particulièrement robuste" en cette fin d'année, tandis qu'un économiste de renom a prédit que le pays allait échapper à la récession.
Le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, a estimé dans un entretien publié mardi que l'économie allemande était "particulièrement robuste" en cette fin d'année, tandis qu'un économiste de renom a prédit que le pays allait échapper à la récession. — Louisa Gouliamaki afp.com

Le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, a estimé dans un entretien publié mardi que l'économie allemande était "particulièrement robuste" en cette fin d'année, tandis qu'un économiste de renom a prédit que le pays allait échapper à la récession.

"Notre économie se montre particulièrement robuste", a dit Rösler au quotidien Handelsblatt, "même si l'environnement conjoncturel est devenu plus difficile, au niveau international comme au niveau européen".

Pour Wolfgang Franz, chef de l'institut de recherche économique ZEW et président du groupe des cinq sages qui conseillent le gouvernement allemand en matière de politique économique, "les entreprises sont en bonne santé et confiantes, l'Allemagne va bien, pour le moment du moins".

Et même si la croissance est appelée à ralentir, alors que l'Europe se débat avec la crise de la dette et que la demande mondiale fléchit, "je ne crains pas de récession, et sûrement pas une comme en 2009", où le Produit intérieur brut (PIB) allemand avait plongé de plus de 5%.

Les prévisions de croissance pour l'an prochain tournent autour de 0,5% à 1% pour la première économie européenne, après environ 3% cette année. Au vu des indicateurs publiés ces dernières semaines, le pays pourrait échapper à un recul du PIB cet hiver, tel qu'il était anticipé par les économistes à l'automne.

"On peut aussi provoquer une récession à force d'en parler", a ajouté Franz, à propos de déclarations alarmistes récentes sur les perspectives de l'économie mondiale, notamment de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde.

"Christine Lagarde serait bien avisée d'être un peu plus prudente dans le choix de son vocabulaire", a dit l'économiste allemand.