Grèce: Des progrès sur la dette mais pas d'accord garanti, affirme la «troïka»

Reuters

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Les discussions sur le projet d'échange de la dette grecque progressent mais rien ne garantit à ce stade qu'elles aboutiront à un accord impliquant une participation volontaire élevée des créanciers privés, a déclaré vendredi un haut responsable de la "troïka" réunissant l'Union européenne (UE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE).

La Grèce peine à mettre en oeuvre le nouveau plan de renflouement de ses finances publiques, qui inclut un accord complexe d'échange d'obligations censé intervenir avant les importants remboursements du premier trimestre de l'an prochain.

"Les discussions en cours (sur l'échange de dette) sont constructives, elles sont utiles, mais à ce stade, il est trop tôt pour dire quel sera le résultat", a dit la source, qui a requis l'anonymat.

Un accord avec les investisseurs privés, qui détiennent pour 206 milliards d'euros d'obligations émises par le Trésor grec, est un élément clé de la maîtrise de la dette publique de l'Etat hellénique.

Mais les discussions achoppent sur plusieurs points, comme le statut des nouveaux titres que recevraient les créanciers privés, le coupon de ces titres ou encore les garanties juridiques qui leur seront offertes.

La source de la troïka a expliqué que les discussions visaient à parvenir à un accord volontaire et à éviter un défaut non maîtrisé mais elle a ajouté que rien ne garantissait leur succès.