Fillon: la France «ne compte en aucun cas renoncer» au Rafale

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François Fillon a assuré lundi sur la base militaire de Saint-Dizier que la France ne comptait "en aucun cas renoncer" au Rafale et arrêter à terme sa chaîne de production si l'avion n'était pas vendu à l'étranger.
François Fillon a assuré lundi sur la base militaire de Saint-Dizier que la France ne comptait "en aucun cas renoncer" au Rafale et arrêter à terme sa chaîne de production si l'avion n'était pas vendu à l'étranger. — Bertrand Guay afp.com

François Fillon a assuré lundi sur la base militaire de Saint-Dizier que la France ne comptait «en aucun cas renoncer» au Rafale et arrêter à terme sa chaîne de production si l'avion n'était pas vendu à l'étranger.

«Notre volonté, c'est développer ces savoir-faire et ces compétences avec des partenaires stratégiques qui partagent avec la France une ambition pour leur outil de défense, a ajouté le Premier ministre. C'est le sens des efforts que nous faisons avec le Brésil, avec les Emirats arabes unis et avec l'Inde», des pays auxquels la France tente de vendre des Rafale, a-t-il ajouté.

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait semé le trouble mercredi en déclarant que «si Dassault ne vend pas son appareil à l'étranger, la chaîne sera arrêtée et les appareils naturellement entretenus. En tout état de cause, la production destinée à l'armée française ne s'arrêtera pas avant l'horizon de 2030», avait-il ensuite précisé.

Lors d'une visite lundi matin sur la base aérienne de Saint-Dizier, où il a notamment décoré des pilotes de Rafale qui sont intervenus en Libye, M. Fillon a mis les choses au point.

«Je voudrais dire que si notre pays a ainsi pu répondre à l'urgence d'une situation qui se dégradait, si la France a pu prendre l'initiative à la tête d'une coalition naissante, si l'armée de l'air française a pu maintenir un niveau d'attaque proportionnel à ses objectifs politiques, c'est grâce à ses moyens performants et polyvalents et je veux naturellement citer le Mirage 2000 et le Rafale», a lancé le chef du gouvernement.

Selon lui, «les capacités du Rafale ont été démontrées en Libye de façon tout à fait exceptionnelle».

«Dans ce succès, il y a la maîtrise absolue de nos pilotes (...), il y aussi le savoir-faire de nos industriels et de plusieurs générations d'ingénieurs et d'ouvriers», a-t-il également fait valoir.

«Ces compétences uniques, la France ne compte en aucun cas y renoncer», a assuré le Premier ministre.

L'appareil, qui coûte une centaine de millions d'euros, n'a encore jamais été vendu à l'étranger et Dassault Aviation est dans des négociations difficiles avec plusieurs pays pour tenter de l'exporter.

«La France ne veut pas exporter le Rafale comme on exporte une simple machine, a expliqué Fillon. Elle veut des partenariats à long terme pour porter avec les pays intéressés une ambition technologique, une ambition industrielle et une ambition stratégique», a-t-il conclu.