Wall Street se replie peu après l'ouverture

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Wall Street a terminé jeudi sur une note contrastée, le Dow Jones profitant d'un regain d'optimisme des courtiers après des indicateurs encourageants pour l'économie mondiale et grimpant de 0,33%, alors que le Nasdaq a pâti de la chute d'Apple et perdu 0,74%.
Wall Street a terminé jeudi sur une note contrastée, le Dow Jones profitant d'un regain d'optimisme des courtiers après des indicateurs encourageants pour l'économie mondiale et grimpant de 0,33%, alors que le Nasdaq a pâti de la chute d'Apple et perdu 0,74%. — Stan Honda afp.com

Wall Street évoluait en légère baisse mardi peu après l'ouverture, suspendue à la situation en Europe après l'avertissement lancé à la zone euro par l'agence Standard & Poor's: le Dow Jones cédait 0,14%, le Nasdaq 0,22%.

Vers 15H50 , le Dow Jones Industrial Average perdait 17,26 points à 12.080,57 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 5,94 points à 2.649,82 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 reculait de 0,31% (3,91 points) à 1.253,17 points.

La Bourse de New York avait fini en petite hausse lundi, anticipant le coup de semonce de S&P. Le Dow Jones avait gagné 0,65% et le Nasdaq 1,10%.

Mardi, elle a d'abord ouvert en hausse, avant de repasser rapidement en territoire négatif.

«L'avertissement a attisé les attentes, (certains estimant) qu'il va mettre la pression sur les dirigeants de la zone euro pour se mettre d'accord sur un accord cette semaine lors du sommet européen de deux jours», ont expliqué les analystes de Charles Schwab.

L'agence de notation financière américaine Standard and Poor's a placé lundi «sous surveillance négative» les notes d'endettement à long terme de 15 pays de la zone euro, notamment celles de l'Allemagne et de la France.

Lorsqu'une agence place une note sous surveillance négative, cela signifie qu'elle juge supérieure à 50% la probabilité que celle-ci soit abaissée sous trois mois.

S&P a par ailleurs annoncé mardi avoir placé sous surveillance négative la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), l'instrument censé venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté.

Quelques heures avant l'avertissement de l'agence américaine, le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel avaient présenté à Paris un accord sur un compromis très attendu pour sauver la zone euro avec la volonté de le faire avaliser par le reste de l'Union européenne dès la fin de la semaine. Le sommet européen s'ouvre jeudi.

«Beaucoup pensent que l'avenir de l'euro est en jeu et dépend des accords qui seront trouvés lors du sommet des dirigeants européens», a remarqué Frederick Dickson, de DA Davidson.

Le marché obligataire évoluait en légère baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans avançait à 2,065% contre 2,054% lundi soir, et celui à 30 ans à 3,043% contre 3,042%.