Sarkozy reçoit Merkel pour un nouveau rendez-vous sur l'euro

CRISE Le préseident de la République reçoit la chancelière allemande aujourd'hui avant le rendez-vous de Bruxelles en fin de semaine...

© 2011 AFP

— 

Nicolas Sarkozy reçoit lundi la chancelière allemande Angela Merkel pour un déjeuner de travail à l'Elysée, ouvrant une nouvelle semaine de tous les dangers pour la zone euro, dont les dirigeants tentent toujours d'éteindre l'incendie de la crise de la dette.
Nicolas Sarkozy reçoit lundi la chancelière allemande Angela Merkel pour un déjeuner de travail à l'Elysée, ouvrant une nouvelle semaine de tous les dangers pour la zone euro, dont les dirigeants tentent toujours d'éteindre l'incendie de la crise de la dette. — Eric Feferberg afp.com

Nicolas Sarkozy reçoit lundi la chancelière allemande Angela Merkel pour un déjeuner de travail à l'Elysée, ouvrant une nouvelle semaine de tous les dangers pour la zone euro, dont les dirigeants tentent toujours d'éteindre l'incendie de la crise de la dette.

Selon le président de la République, Paris et Berlin feront des "propositions" pour "garantir l'avenir de l'Europe", menacée d'éclatement. Aucune indication n'a été donnée sur une éventuelle prise de parole commune.

Les deux dirigeants se retrouveront en fin de semaine à Bruxelles avec l'ensemble de leurs partenaires européens. Le sommet débute vendredi mais pourrait se prolonger durant le week-end.

Une autre occasion de s'entretenir leur sera toutefois offerte jeudi lors de la réunion du Parti populaire européen (PPE) à Marseille, à laquelle ils participeront tous deux.

"L'Europe n'est plus un choix, elle est une nécessité. Mais la crise a révélé ses faiblesses et ses contradictions. Elle doit être repensée, elle doit être refondée", avait affirmé M. Sarkozy jeudi à Toulon.

Le lendemain, Mme Merkel martelait, devant le Bundestag, son intention de modifier les traités européens pour réformer la zone euro et la transformer en une véritable union budgétaire.

Si les deux dirigeants sont d'accord sur l'objectif, la "refondation" de l'Union européenne, passant par une révision des traités et une plus grande discipline budgétaire, ils ne s'accordent pas totalement sur les moyens d'y parvenir.

M. Sarkozy, initialement réservé sur un changement des traités, s'est finalement résolu à cette exigence allemande. Paris se dit désormais favorable à un traité "plus intrusif", facilitant les sanctions pour les Etats jugés laxistes et donnant davantage de moyens de surveillance aux autorités européennes sur les budgets nationaux.

Mais en échange, M. Sarkozy attend de Berlin plus de solidarité européenne comme la possibilité pour la Banque centrale européenne (BCE) de racheter de la dette des pays les plus fragiles de l'Union. Ou une mutualisation des dettes de ses membres, c'est-à-dire de créer des euro-obligations. Pas question, répond Mme Merkel.

Mais son inflexibilité commence à être critiquée en Allemagne même, où l'ancien chancelier Helmut Schmidt l'accuse d'isoler le pays.