Revivez l'intégralité du «grand discours» de Nicolas Sarkozy à Toulon

Bertrand de Volontat

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Deux jours avant d'accueillir le sommet du G20 à Cannes, Nicolas Sarkozy se retrouve dans une situation politique très délicate après l'annonce surprise d'un référendum grec qui remet en cause le plan de sauvetage de la zone euro arraché de haute lutte à Bruxelles.
Deux jours avant d'accueillir le sommet du G20 à Cannes, Nicolas Sarkozy se retrouve dans une situation politique très délicate après l'annonce surprise d'un référendum grec qui remet en cause le plan de sauvetage de la zone euro arraché de haute lutte à Bruxelles. — Joel Saget afp.com

Les grandes phrases du débat:
- C'est la peur pour la France de perdre son destin. La vérité c'est que la crise n'est pas finie. Nier la crise, s'est s'interdire toute perspective d'avenir.
- Nous n'allons pas imputer aux Français les conséquences de ce que nous vivons.
- Il faut répondre à la crise par le travail et par l'effort. C'est un ajustement par le haut qui préservera votre niveau de vie.
- Nous devons continuer à réduire les effectifs de la fonction publique.
- Il faut réduire nos déficits en supprimant nos mauvaises dépenses.
- La réforme du financement de notre modèle social est devenu une urgence absolue.
- Ce n'est pas en boudant l'énergie nucléaire que la France valorisera au mieux ses atouts.
-  L'isolement n'est pas une solution. Il serait mortel pour notre pays.
- L'immigration est féconde si elle est contrôlée.
- Il faut davantage de décisions prises à la majorité qualifiée.
- Schengen doit être repensé et refondé.
- La BCE a un rôle fondamental à jouer. La BCE restera indépendante.
- L'Europe n'est plus un choix, c'est une nécessité.
- La France et l'Allemagne militent pour un nouveau traité européen.
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19h28: FIN DU DISCOURS. La Marseillaise retentit. 52 minutes de discours.
19h27: Le combat de la France porte une espérance qui ne peut pas s'éteindre.
19h26: Nous nous développerons ensemble, pas les uns contre les autres. C'est si simple de se confronter.
19h26: La France et l'Allemagne militent pour un nouveau traité européen.
19h25: Le traité de Maastricht s'est révélé imparfait. Il a fallu gérer la crise avec ces manquements. Il a fallu tout réinventer. Et nous avons réalisé que nos politiques étaient différentes malgré des années de vie commune.
19h24: La convergence, c'est le maître mot. Ce processus sera difficile et long.
19h23: Il faudrait le faire avant l'élection présidentielle.
19h22: Instaurons des sanctions plus rapides et plus sévères. Chaque pays de la zone euro doit adopter une règle d'or. La France doit l'adopter comme les autres.
19h21: Le fonds monétaire européen sera la base de la solidarité. Nous le pérenniserons. La BCE a un rôle fondamental à jouer. La BCE restera indépendante. A elle de décider quand elle agira mais nul ne doit douter qu'elle le fera.
19h20: Si nous voulons que l'Europe survive, tous les pays seront solidaires les uns les autres. Ce qui a été fait avec la Grèce ne se referra plus. C'est une question de confiance et la confiance conditionne tout.
19h19: La disparistion de l'euro rendrait notre endettement ingérable. Notre dette serait multipliée par 2. Les Français s'appauvriraient.
19h18: Que restera-t-il de l'Europe si l'euro disparait. Défendre l'Europe, c'est défendre l'euro.
19h18: L'Europe va devoir faire des choix cruciaux. La crise est un accélérateur, la crise est un défi. L'Europe peut-être balayée par la crise si elle ne change pas.
19h17: L'Europe ne peut pas laisser ses groupes industriels à la portée du reste du monde. L'Europe doit avoir une politique industrielle et doit défendre sa politique agricole commune.
19h16: Schengen doit être repensé et refondé.
19h15: C'est par l'intergouvernementale que passera l'avenir de l'Europe. Il faut davantage de décisions prises à la majorité qualifiée.
19h14: Plus de politique fait partie de la refondation de l'Europe.
19h14: Plus de solidarité exige plus discipline. On ne fait pas les efforts à la place des autres.
19h13: L'Europe n'est plus un choix, c'est une nécessité. L'Europe doit être repensée, doit être refondée. Le monde n'attendra pas l'Europe.
19h12: Convergence, ce n'est pas le choix de l'imitation mais de la mise en commun.
19h11: Derrière la convergence, il y a la paix. Je ne reviendrai jamais sur ce choix.
19h10: Je recevrai lundi prochain Angela Merkel et nous ferons des décisions pour garantir l'avenir de l'Europe. Chacun a son histoire évidemment et nous devons la respecter. Il faut comprendre cette différence et l'accepter.   
19h09: La France et l'Allemagne ont décidé d'unir leur destin. Revenir sur cette stratégie serait impardonnable.
19h08: La souveraineté ne s'exerce qu'avec les autres. C'est la grande leçon du XXème siècle. Renoncer à notre droit de veto serait une faute.  
19h07: La seule façon de nous protéger c'est être l'artisan du changement avec les autres.
19h06: Nous refuserons d'effacer nos frontières. Nous défendrons notre identité, notre culture, notre modèle social. Nous n'accepterons pas une immigration incontrôlée qui bousculerait nos valeurs. L'immigration est féconde si elle est contrôlée.
19h05: L'isolement n'est pas une solution. Il serait mortel pour notre pays.
19h04: Nous ne retrouverons pas le chemin de la croissance seuls. L'économie de la France est tellement présente à l'étranger, il n'y a pas ed différence entre la politique intérieure et la politique étrangère.
19h03: Nous devons perséverer et ce n'est pas le moment de nous rétracter et de réfugier dans l'immobilisme. C'est le moment de travailler, d'investir. L'Etat doit investir. Oséo, le grand emprunt sont des solutions.
19h02: Il n'y a que la croissance qui viendra à bout du chômage.
19h01: Nous avons le devoir de chercher toutes les soluitions pour créer des emplois. Il ne faut pas attendre l'élection présidentielle. La bataille de lemploi se passe avec les grands patrons et les partenaires sociaux.
19h00: C'est le travail qui crée le travail, l'investissement qui engendre l'investissement.
18h59: Ce n'est pas en boudant l'énergie nucléaire que la France valorisera au mieux ses atouts.
18h59: Disposer d'un Etat fort est un atout considérable.
18h58: La réforme du financement de notre modèle social est devenu une urgence absolue.
18h57: Les inégalités ne sont pas les mêmes qui hier.
18h56: La clé de notre avenir est dans la compétitivité et dans la productivité. La France est le pays dont le système institutionnel qui a le mieux résisté à la République. Ce n'est pas en passant à une VIème République que nous avancerons.
18h56: Il ne faut pas se laisser destabiliser par l'emballement des marchés.
18h55: Nous devons continuer à réduire les effectifs de la fonction publique.
18h55: Nous dépensons trop et souvent mal depuis des décennies.
18h55: Il faut réduire nos déficits en supprimant nos mauvaises dépenses.
18h55: La politique aujourd'hui doit réinventer et doit imaginer. Il faut éviter de devenir une cible pour la spéculation. Il faut briser le doute de notre capacité à rembourser notre dette.
18h54: C'est la politique que nous devons suivre.
18h53: 3. Il faut répondre à la crise par le travail et par l'effort. C'est un ajustement par le haut qui préservera votre niveau de vie.
18h52: Il y a trois façons de répondre à la crise: 1. La nier. 2. Faire le choix exclusif de l'austérité, de la rigueur et de la déflation (faire porter le poids de la crise sur le pouvoir d'achat des Français)
18h51: Dire la vérité aux Français, c'est ne rien leur cacher des conséquences de la crise. Ils ont le sentiment d'être ballottés par des crises dont ils ne sont pas responsables.
18h51: C'est pour ça que la réforme des retraites ne pouvait plus être repoussée.
18h50: Les Français ont eu la charge de ceux qui vivent plus longtemps, de ceux qui font des études plus longtemps. Cette situation se trouve brutalement aggravée par la crise.
18h50: Les jeunes générations ont des difficultés de plus en plus grandes à s'insérer. Depuis 30 ans, les Français ont été courageux.
18h50: Les ménages français sont parmi ceux qui épargnent le plus.
18h48: Ce cycle va s'accompagner d'un ajustement. Nous n'allons pas imputer aux Français les conséquences de ce que nous vivons.
18h47: Aujourd'hui, les prêteurs ne veulent plus prêter. Commence aujourd'hui un nouveau cycle économique, de désendettement.
18h46: La croissance extravagante du système financier a eu pour conséquence de la financiarisation de l'économie avec son obsession du court-terme.
18h45: Pas un seul budget en équilibre depuis 1974 en France.
18h44: S'est mise en place une machine à faire de la dette.
18h43: Cette crise frappe tous les grands pays développés. Il faut chercher les causes communes. La grande cause, c'est l'instauration d'une mondialisation sans limite instaurée à la fin des années 1970.
18h42: C'est la peur pour la France de perdre son destin. La vérité c'est que la crise n'est pas finie. Nier la crise, s'est s'interdire toute perspective d'avenir.
18h41: La politique de la France s'est résolument inscrite dans la perspective de protéger les Français mais aujourd'hui la peur est revenue, cette peur qui paralyse.
18h40: Je vous demande de regarder d'où nous venous et ce que nous avons accompli en trois ans. Rien ne sera plus comme avant.
18h40: Il faut regarder autour de nous. Dans quelle situation se trouvent nos voisins européens qui n'ont pas pris les mesures nécessaires à temps. Ils ont dû baisser les salaires tout en augmentant les impôts.
18h38: Dire la vérité aux Français, c'était leur dire qu'il fallait travailler davantage. Je sais bien que pour certains, la vie des Français est plus difficile et que beaucoup de Français ont souffert.
18h38: Cela n'a pas coûté un centime aux Français.
18h37: Pas une seule banque n'a fermé ses portes, pas un seul centime de dépôt n'a été perdu. Les économies des Français ont été protégées.
18h36: Pour éviter la peur, il fallait dire la vérité aux Français. La France ne pouvait pas rester à l'abri d'une crise planétaire qui aurait des conséquences sur la croissance.
18h35: Il ya trois ans, au pire moment de la tourmente financière, je me suis addressé aux Français.
18h31: Le président de la République fait son entrée dans la salle.
18h30: Trois ans après, Nicolas Sarkozy revient donc faire un discours à Toulon. Le président est arrivé mais n'est pas encore dans la salle.
18h25: Nicolas Sarkozy doit présenter sa vision sur la manière dont la France peut sortir la zone euro de la crise.
18h21: Le thème de la discorde entre la France et l'Allemagne autour du rôle de la BCE devrait être l'un des thèmes majeurs abordé par Nicolas Sarkozy.
18h20: Dans 10 minutes maintenant, le Zénith Omega de Toulon accueillera Nicolas Sarkozy.
18h07: L'Elysée rappelle qu'il ne s'agit pas d'un «meeting», ce que conteste notamment Benoît Hamon, le porte-parole du PS.
18h05: Le discours devrait commencer dans les temps. Le Zénith est plein (plus de 5.000 personnes).
16h45: Bonsoir à tous. Début du live-text du «grand discours» de Nicolas Sarkozy, en direct de Toulon, prévu dans 1 heure et 45 minutes. Nous attendons vos réactions au direct.

Nicolas Sarkozy, président ou candidat ce mercredi soir à Toulon? Si aucune annonce de grande envergure ne devrait être faite, cette intervention publique aura une double mission.

Elle sera l’occasion pour le chef de l’Etat d’expliquer aux Français la mauvaise passe économique que traverse la zone euro actuellement tout en offrant un temps de parole non négligeable au futur candidat Sarkozy à la prochaine élection présidentielle.

Avec le risque de nourrir la polémique autour des déplacements et des meetings du président de la République.