La Grèce s'engage par écrit pour réaliser le plan européen de redressement

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La Grèce s'est engagée par écrit auprès de ses créanciers, l'UE et le FMI, à prendre "toute mesure nécessaire" pour appliquer le plan européen de redressement de son économie, ont indiqué mercredi soir les services du Premier ministre Lucas Papademos.
La Grèce s'est engagée par écrit auprès de ses créanciers, l'UE et le FMI, à prendre "toute mesure nécessaire" pour appliquer le plan européen de redressement de son économie, ont indiqué mercredi soir les services du Premier ministre Lucas Papademos. — Louisa Gouliamaki afp.com

La Grèce s'est engagée par écrit auprès de ses créanciers, l'UE et le FMI, à prendre "toute mesure nécessaire" pour appliquer le plan européen de redressement de son économie, ont indiqué mercredi soir les services du Premier ministre Lucas Papademos.

"Le gouvernement va prendre toute mesure nécessaire pour mettre en oeuvre les décisions du sommet de la zone euro du 26 octobre et réaliser les objectifs du programme de redressement de l'économie, qui est crucial pour l'amélioration de la vie des Grecs", a indiqué M. Papademos dans une lettre adressée aux dirigeants de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.

Cette lettre a été envoyée mardi aux dirigeants de l'UE Herman van Rompuy, de la Commission européenne José Manuel Barroso, de la zone euro Jean-Claude Juncker, de la Banque centrale européenne Mario Draghi et du FMI Christine Lagarde.

M. Papademos souligne dans cette lettre que "son gouvernement est fortement engagé à mettre en oeuvre les mesures du plan actuel économique", "à élaborer un nouveau plan pluri-annuel crédible" et "à finaliser l'échange des obligations de l'Etat grec détenues par les créanciers privés (PSI), ce qui va contribuer à la viabilité de la dette grecque".

La zone euro a décidé les 26 et 27 octobre un deuxième plan d'aide à la Grèce qui vise à l'effacement de 50% de la dette du pays via la participation volontaire des créanciers privés à un échange des obligations grecques.

Ce plan prévoit aussi un nouveau prêt de 130 milliards d'euros au pays, dont 30 milliards sont destinés à la recapitalisation des banques grecques.

M. Papademos a fait valoir que "les réformes fiscales et structurelles allaient se poursuivre pour améliorer la compétitivité du pays", qui est plongée dans une grave récession depuis 2008.

La Grèce doit continuer "ses efforts pour rétablir la stabilité financière, la croissance (...), la confiance et attirer des investissements", écrit le Premier ministre.

Après la démission du précédent gouvernement socialiste de Georges Papandréou, M. Papademos a été désigné le 11 novembre Premier ministre d'un gouvernement d'union formé par la droite, l'extrême droite et les socialistes, représentant la majorité parlementaire.